Le coin Ciné c'est ici

Ce que Kita ne pourra jamais s'acheter...

Modérateur: FootNantais modo

Re: Le coin Ciné c'est ici

Messagepar superman » 12 Nov 2017 22:37

Reprise du dernier message :
Super remake de Robocop (José Padilha ). Qui prend une dimension particulière avec l' actualité autour du transhumanisme. Ce qui fait de Verhoeven un putain de prophète.

Verhoeven et sa trilogie d' anticipation :

-Robocop sur l' avenir de la société.
-Total recall sur l' avenir de la culture.
-Starship troopers sur l' avenir de la politique.

Hollow man devait être la synthèse de tout ça, l' avenir de l' humanité, être invisible, malheureusement les studios tout ça... [-X

Dans les trucs à se taper la tête contre les murs, la partie rêvée par Dali dans La maison du dr Edwards d' Hithcock dure moins de 5 minutes et est séquencée, Hitchcock voulait en faire 20 minutes ... mais les producteurs ont mis leur véto ( raison commerciale, en 45, j' imagine même pas aujourd' hui)...

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qu'est-ce que vous faites dans ma chambre ?
 
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Re: Le coin Ciné c'est ici

Messagepar petit-breton » 04 Déc 2017 12:07

petit-breton a écrit:Le samedi 8 décembre, La Mort de l'Art présentera son 3eme court métrage. La première est organisée au Cinéville de Saint Nazaire à 18h30, face à la base sous-marine, lieu de tournage dudit film.
Viendez nombreux !



C'est cette semaine ! :smt048

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Re: Le coin Ciné c'est ici

Messagepar CdR » 09 Déc 2017 20:00

Devinette:

Quel joueur du FC Nantes peut-on voir dans ce film?

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Re: Le coin Ciné c'est ici

Messagepar Ignatius Reilly » 09 Déc 2017 20:38

Vu « 12 jours «  de Raymond Depardon.

Documentaire sur les audiences du juge des libertés et de la détention dans le cadre des hospitalisations sous contrainte dans les hôpitaux psy.

Voilà une bonne idée ! Très mal exploitée !

Depardon fait le choix de ne pas commenter, de ne pas expliquer, de ne pas raconter, de ne pas donner la parole.
Il filme.

Les différentes audiences sont entrecoupées de plans fixes où l’on voit des patients se faire chier, car il est vrai qu’en HP, tu te fais chier et le temps s’ecoule très lentement.

C’est dans ce contexte que les patients rencontrent un avocat puis un magistrat.
Confrontation entre l’incoherence des propos ou la fragilité des patients et des auxiliaires de justice qui écoutent de manière amusée et avec une empathie de façade.

Dialogues de sourds.

Les juges et avocats sont mauvais et rendent le docu mauvais.

Les patients deviennent donc les « stars » du film à leurs dépens, et le spectateur rit parfois de l’incongruité des termes employés.

Un avocat au début du film commence par mentionner que la procédure a été respectée.
Une autre aura le mérite de rappeler le droit (exigence d’un certificat médical circonstancié) devant un juge qui n’a pas l’air de connaître les règles qu’il est censé faire respecter. L’air idiot.

Les autres avocats: pas un mot sur le respect de la procédure. On se contente de deux mots sur l’etat de santé du patient, on cherche la connivence avec le juge, en petit fayot qui attend que la greffiere donne l’attestation de fin de mission pour toucher ses 180€

Lamentables. Le boulot de l’avocat c’est de vérifier que les documents du dossier justifient du parfait respect de la procédure et que toutes les conditions prévues par la loi sont remplies. Que la personne soit victimes de troubles ou pas.

On parle d’une procédure exceptionnelle qui oblige les gens à être « détenues » contre leur gré en HP.

Quel mépris pour ces gens. « Ouais mais ils sont fous, ils ont besoin de soins ».

Bah alors à quoi sert le contrôle et cette procédure alors ?

Désespérant de nullité.

Quant aux magistrats, il aurait été judicieux de les filmer en train d’expliquer les conditions légales et pourquoi, pour chaque dossier, les conditions sont remplies.

Là, les pauvres, ils passent pour des personnes « qui ne servent à rien » comme le dit une juge à un patient.

Depardon redonne de l’humanité aux patients en dehors de la salle d’audience. Heureusement.
Car les auxiliaires de justice ont malheureusement déshumanisé ces « drôles » de patients, isolés du monde et... du Droit.

Comment rendre cette procédure intéressante ?

Les différents intervenants auraient pu en parler:
- de bons magistrats,
- de bons avocats,
- le directeur de l’hopital,
- les soignants,
- les psys,
- d’anciens patients,
- des patients.

Une confrontation de points de vue et une explication aux profanes (plutot que de faire un freak show).

Et surtout, un journaliste devrait se faire hospitalisé sous contrainte avec la connivence d’un tiers et d’un pote psychiatre.

Avec des vices de procédure exprès.

Et là, on verrait un avocat qui ne soulève rien et un juge qui te contraint à l´hospitalisation.

Ça prouverait: 1/ le mépris et le déni de justice, 2/ que ça pourrait arriver à tout le monde.

Bref, que cette procédure a été mise en place pour protéger les gens des hospitalisations arbitraires... et que tel n’est pas le cas car les auxiliaires de justice ne remplissent pas leurs fonctions.

Nb: j’ai beaucoup beaucoup aimé cette femme qui explique la violence terrible qu’est l’hospitalisation sous contrainte (12 personnes autour de vous qui vous enlève tout et vous attache). Et le jemenfoutisme atroce du juge et de l’avocat...
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Re: Le coin Ciné c'est ici

Messagepar Ignatius Reilly » 09 Déc 2017 20:41

Pardon pour les fautes (ifxxxingphone).
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Re: Le coin Ciné c'est ici

Messagepar petit-breton » 10 Déc 2017 8:00

- Element of crime, premier long métrage de Lars Von Trier. Petit bijou complètement barré, filmé de façon merveilleuse dans des teintes cuivrées, un film moite (on se croirait dans Apocalypse Now), aux décors incroyables (pas étonnant que le même réa tentera dogville), une lumière et des plans hyper chiadés. L'inverse de son dogme de plus tard. J'imagine la hype provoquée à Cannes par un tel objet artistique. Lars se réserve même un petit rôle, difficile à reconnaitre. Tout là dedans renvoie à l'onirisme, l'hypnose, ce qui lui permet de balancer en permanence dans le cadre et le déroulé de l'intrigue des "éléments" plus ou moins foutraques (plus que moins, petits rongeurs, voix off décalée, superpositions de plans, jusqu'à 3 les uns sur les autres, scènes marrantes de chutes, le jeu des plans dans tous les sens) pour perdre le spectateur. Alors il ne faut surtout pas s'inquiéter de perdre le fil, accepter de ne pas tout comprendre, ne pas chercher à expliquer ou relier à l'intrigue tout ce qu'on voit ou entend... Ce film peut du coup avoir deux effets : terrifiant ou envoutant. Si on cherche de la rationnalité, de la facilité, du sens, de l'assurance, on n'ira jamais jusqu'au bout. Par contre pour qui se laisse aller dans la folie du danois, c'est une claque visuelle, un objet de cinéma pur et dur. Une signature pour la suite de sa carrière, une déclaration d'intention. Europa en comparaison, fin de la trilogie, c'est nettement plus "regardable" et compréhensible.
Au final, on ne peut pas vraiment rêver mieux comme 1er long métrage. Pose les bases sans bruler les étapes. J'imagine les producteurs (parce qu'il a du couter assez) lui dire "bon, la prochaine fois tu soignes un peu le scenario, le reste on a remarqué que tu maitrisais).

- Barry Seal. L'histoire d'un petit pilote pris dans le jeu de la CIA en Amérique du Sud. De la fin des années 70 jusqu'à celle des années 80, comment le pilote a participé à tous les trafics organisés par l'agence américaine dans son jardin du sud. Corruption, information sur les communistes, exportation de cocaine, importation d'armes... L'homme à tout faire se faufile à travers les filets de la DEA grâce à la protection conjointe de la CIA, des cartels colombiens, de Noriega, des Contras... Pur divertissement qui fonctionne, souvent marrant, ça donne une image presque moins fantasmé de la CIA, où on se rend compte qu'elle n'organisait pas grand chose, elle suivait le courant, agissant de façon pragmatique et dépendant du bon vouloir des narcos ou des contras (qui rappellent un peu les branleurs d'Al Qaeda armés de façon aveugle par les USA), souvent coincée et obligée de jouer du billard à trois bandes pour in fine, "servir l'amérique". :-)
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Re: Le coin Ciné c'est ici

Messagepar petit-breton » 12 Déc 2017 15:08

La nouvelle version du site de l'association C'est la Mort de l'Art... avec les liens pour mater les films et découvrir les membres du collectif...
https://www.cestlamortdelart.com/

:cool:
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Re: Le coin Ciné c'est ici

Messagepar StanAjax » 15 Fév 2018 15:03

Vu La Surface de Réparation le soir de TFC-FCN, dans la banlieue de Toulouse, payé par le boulot (pensez à régler vos impôts cette année encore :-$ ).

Personne n'a vraiment choisi le film pour cause de changement de date, mais j'étais pas trop chaud pour le biopic sur Churchill où j'imagine qu'ils passaient sous silence la partie où il crée sciemment une famine en Inde pour alimenter l'Angleterre...

Bref, je ne m'attendais pas à grand-chose du film, sans doute en raison de la présence de Franck Gastambide (qui ne lésine pas sur les "guest" dans ses films, ce qui est en général le signe qu'on ne mise pas trop sur le scénario...), et peut-être un peu aussi à cause de ce commentaire du réalisateur, relevé par Naoned . « Je tenais à ce que l’action se déroule dans une ville de province ordinaire, avec un cadre plutôt bourgeois. Surtout pas une ville avec un passé footballistique trop fort cumulé à une grande identité ouvrière, comme Lens ou Saint-Étienne. Il fallait que la géographie des lieux soit répétitive. » Même si, honnêtement, hormis le terme "passé footballistique trop fort" maladroit (en remplaçant "passé" par "culture", ça passe mieux, et ça colle aux affluences du début des 90's, ne nous en déplaise...).

Eh bien finalement, c'était pas si mal, et si Christophe Regin a choisi Nantes au hasard, il a eu le nez diablement creux. Personnellement, je n'y crois guère, mais ça aurait été mal venu d'humilier Kita qui lui a ouvert grand les portes de la Jone, de la Beaujoire et de ce qui reste de Saupin...

L'anti-héros du film, qui est donc un ancien pensionnaire du centre de formation n'ayant pas réussi à passer pro (à cause d'une blessure), pousse constamment le directeur sportif de fiction (plus Claude Robin que Bud...) à faire jouer les jeunes plutôt que des recrues imposées par la direction (parce que c'est plus vendeur...). Il le presse de revenir à ses fondamentaux, à ce qui a fait l'identité du club. Bref, les revendications du personnage principal résonnent savoureusement avec l'actualité du club, qui s'affiche à grands renforts d'écussons kitaïens...mais qu'on retrouve aussi avec une photo de Vahirua, Moldovan et Savinaud dans le bureau du directeur sportif...

Outre l'angle nantais, le message sociologique, bien qu'un peu caricatural, n'est pas neutre : ce ne sont pas le mérite et les qualités humaines qui permettent de "réussir". Le héros était celui qui bossait le plus au centre de formation et ne sortait jamais, et pourtant, il n'est pas passé pro. Il est celui qui aide tout le monde sans distinction (chaperon/dépanneur des joueurs pros, dépeints comme des assistés mais aussi prêt à aider pêle-mêle la wannabe "wag", son copain garagiste ou le pilier de comptoir qui ne peut s'empêcher de miser sur des victoires de Nantes) et pourtant, il n'a même pas de vrai contrat, vivant des invitations en présidentielle données et revendues sous le manteau (coucou Mathieu Bideau l'indigné) et squattant chez les joueurs prêtés dans d'autres clubs...
A l'inverse, les joueurs pros trompent leur femme sans vergogne, font les kékés en boîte, sont incapables de trouver (puis de se débarasser d') une gerbille pour leurs enfants...
Bref, la gloire, l'argent, le pouvoir ne sont pas l'apanage des gens "bien", au contraire. Et le héros se retrouve aussi anachronique dans ses valeurs sociales (travail, générosité) que dans ses valeurs footballistiques (attachement au club, à la formation, au collectif)...

Bon, ce n'est pas le film de l'année et on regrettera le "happy end" qui ne colle pas à l'atmosphère et un autre point agaçant pour les Nantais : on ne reconnaît pas souvent Nantes sorti des scènes Jone/Beauj/Saupin. A revoir, mais j'ai l'impression que pas mal de scènes ont été tournées ailleurs, ce qui est un peu perturbant. Ou alors, c'est juste des coins que je ne connais pas...


Sinon, en beaucoup plus ancien, Légendes d'Automne, avec Brad Pitt. Etiqueté comme film sentimental pour ces dames, d'après la gent féminine elle-même, je suis tombé sur un film anarchiste. :smt045
Tiré d'une nouvelle de Jim Harrison, ceci expliquant cela...
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Re: Le coin Ciné c'est ici

Messagepar passereau » 06 Mars 2018 15:13

Ni juge ni soumise

:-)
Aussi humain et drôle que sordide et triste.
On pouffe devant la personnalité et la répartie de la juge. On rit franchement devant des situations pourtant dramatiques (la famille consanguine, fallait oser... mais c'est en même temps tellement plein d'humanité). L'humour est décidément une arme redoutable avec laquelle toutes les situations sont "entendables". Les dialogues avec les flics ou les avocats (l'avocate qui s'énerve et demande à son client de se taire, :smt007 ) sont justes géniaux.
Quelques petites longueur parfois, mais pas grand chose à redire néanmoins.

La dernière scène (l'audition d'une femme certainement complètement schizophrène qui a tué son enfant) est glaçante. Et le film se termine la dessus. Une bonne grosse claque dans sa mouille pour finir.

Ca faisait une grosse année que je n'étais pas allé me faire une toile, et ben ça fait du bien !
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Re: Le coin Ciné c'est ici

Messagepar Transbordeur » 06 Mars 2018 20:37

Les films du cinéaste culte Andreï Tarkovski sont sur Youtube
http://www.nova.fr/les-films-du-cineast ... ur-youtube
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Re: Le coin Ciné c'est ici

Messagepar Ignatius Reilly » 31 Mars 2018 15:27

Vu Ready Player One avec mon fils de 12 ans qui passe son temps sur Fortnite et Overwatch.

Évidemment il a complètement kiffé.

Pour ma part, je trouve sidérant que Spielberg, sur un film relatif à la réalité virtuelle, a aussi bien réussi à mêler le monde réel et le monde virtuel. Le virtuel paraît si réel qu’on ne fait pas tant que ça la différence (Shining). Le héros étant lui même un peu paumé dans la chambre où il y a la console Atari, ne distinguant plus si ce qu’il voit est vivant ou mort ou... autre).

C’etait sûrement le but. J’suis bluffé car je traînais des pieds pour y aller en pensant qu’il s’agirait d’un film plus d’animation / cinématiques.

Bon d’autres ne seront pas d’accord (le ciné et le son aident à l’immersion). Mais c’est mon ressenti.

Par contre l’Oasis que tout le monde veut sauver des méchants capitalistes alors que c’est ... déjà du capitalisme (création d’un besoin qui n’est pas indispensable où tout le monde dépense son blé pour acheter des skins... comme l’oncle).
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Re: Le coin Ciné c'est ici

Messagepar Transbordeur » 19 Avr 2018 20:21

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Re: Le coin Ciné c'est ici

Messagepar sansai » 19 Avr 2018 21:35

Y'a au moins 25 000 lectures à avoir de "The Shining" et autant de références à retrouver. Je me demande si c'est pas LE film de cinéphile par excellence (pas tant par sa qualité que par ce qu'il offre à voir, à re-revoir, à décortiquer et à conjecturer).
Bref, cette référence-là n'est probablement pas un hasard non plus. :cool:

Il y avait eu un docu complètement pété sur "The Shining" en 2012, plein d'extrapolations et de théories farfelues (dont quelques-unes qui tombaient certainement juste) :

sansai
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Re: Le coin Ciné c'est ici

Messagepar Ignatius Reilly » 20 Avr 2018 6:32

Vu.
Ce qui m’avait frappé c’etait l’incongruité / incohérence des pièces qui donne, volontairement ou non, une impression d’irréel.
Genre y a une fenêtre dans telle pièce alors que c’est matériellement impossible.
En fait, le bâtiment est un personnage en soi.

Personnellement, mon kif dans ce film, c’est le parcours en tricycle :smt007

Je vais me remater ça, merci !
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Re: Le coin Ciné c'est ici

Messagepar anas lex » 20 Avr 2018 7:11

C'est l'idée, ouais.
Du coup, ça me donne également envie de le revoir.
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Re: Le coin Ciné c'est ici

Messagepar canari85 » 22 Avr 2018 8:36

C'est un des rares films que j'ai préféré au livre.
Bon après, je me souviens plus trop du film (j'ai du le voir en 87 :-D ).
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