Cyclisme 2020 (et plus tôt)

Interdit d'y parler foot.

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Re: Cyclisme 2019 (et plus tôt)

Messagepar Delnaja » 30 Juil 2019 18:01

Reprise du dernier message :
Ils auraient pu filer le prix de la Madeleine à Pinot, sinon.

Assez insupportable de le voir faire son gros chagrin à longueur d'interviews...

L'a cogné son guidon et l'a fait mal à sa cui-cuisse :smt022
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Re: Cyclisme 2019 (et plus tôt)

Messagepar StanAjax » 30 Juil 2019 21:28

Tu préfères le gendre idéal Bardet ?
J'avoue que j'aurais bien aimé que Pinot gagne, même si c'était sans doute aussi présomptueux de le voir suivre Bernal (et Thomas)...

Sinon, je suis pas d'accord avec Tyler, le vainqueur en sport, c'est pas juste le meilleur. Comme dans le reste du monde du travail, y'a beaucoup de gens qui sont à peu près au même niveau. Certains sont au bon endroit au bon moment, c'est tout... Bernal est le premier Colombien à gagner le Tour, mais est-il vraiment plus fort que ne l'est / était Botero ou Quintana ? Ou juste, il est chez Sky / Ineos plutôt que Kelme ou Movistar (c'est l'ancienne Banesto ou Once, je sais plus ?).

Après, bien sûr, il y a les extraterrestres, les bugs dans la matrice, qui te mettent Messi et Cristiano Ronaldo en même temps d'un côté, Federer, Nadal et Djokovic de l'autre...
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Re: Cyclisme 2019 (et plus tôt)

Messagepar Vikingix » 30 Juil 2019 23:34

Delnaja a écrit:Ils auraient pu filer le prix de la Madeleine à Pinot, sinon.

Assez insupportable de le voir faire son gros chagrin à longueur d'interviews...

L'a cogné son guidon et l'a fait mal à sa cui-cuisse :smt022


C'est surtout que ça commence à faire beaucoup de "faute à pas de chance". C'est un truc récurrent qui se répète année après année avec lui.
Une ou deux fois je veux bien, mais quand ça devient systématique, c'est autre chose que de la simple malchance. Sans doute un mix entre lacunes en terme de mental et d'intelligence tactique.
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Re: Cyclisme 2019 (et plus tôt)

Messagepar olivettes » 31 Juil 2019 6:40

Oui, merci Viking.

Pinot n'en est pas à son premier coup du sort, en effet et il en a particulièrement chié dans sa carrière. Il n'est pas plus chouineur qu'un autre, il est juste beaucoup plus malchanceux. Je me demande même si les supporters de tibopino ne sont pas plus à plaindre que ceux du FC Nantes.
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Re: Cyclisme 2019 (et plus tôt)

Messagepar Delnaja » 31 Juil 2019 6:59

StanAjax a écrit:Tu préfères le gendre idéal Bardet ?


Non, j'y connais rien, surtout. :-D

C'est juste que Pinot a été ultra-sollicité après son abandon et j'ai fait une overdose de morve-au-nez. :gloups
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Re: Cyclisme 2019 (et plus tôt)

Messagepar olivettes » 31 Juil 2019 7:01

Ça va ? Tranquille la morvonéphobie ? On est en 2019 hein.
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Re: Cyclisme 2019 (et plus tôt)

Messagepar Arlequin » 31 Juil 2019 7:02

Moi, je préfère Bardet !
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Re: Cyclisme 2019 (et plus tôt)

Messagepar amaru » 31 Juil 2019 10:55

StanAjax a écrit:Tu préfères le gendre idéal Bardet ?
J'avoue que j'aurais bien aimé que Pinot gagne, même si c'était sans doute aussi présomptueux de le voir suivre Bernal (et Thomas)...


Dans les Pyrénées il fume tout le monde. Dans les alpes il se fait mal tout de suite et accroche Thomas sur une jambe avant d'abandonner.
Nan je crois qu'il l'avait dans les pattes.
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Re: Cyclisme 2019 (et plus tôt)

Messagepar StanAjax » 01 Août 2019 22:07

Les Sky / Ineos axent leur préparation sur la 3ème semaine, soit parce qu'ils sont moins forts que les US Postal d'antan, soit parce qu'ils veulent éviter les bricoles. On ne saura jamais si Pinot aurait pu les suivre sans sa blessure, mais j'ai quand même des doutes (j'y croyais à fond quand même !).

Pour l'overdose de ouin-ouin, le fait d'être entre Limoux et Prat d'Albis depuis la veille de l'étape m'a aidé à y échapper : pas de TV, une FM pourrie, y'a que le tél...

Normalement, ils annoncent le passage de Yoann Offredo à Belesta demain, je vais pouvoir rentrer après !
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Re: Cyclisme 2019 (et plus tôt)

Messagepar Tarif Maison » 22 Oct 2019 7:28

Dans L’Equipe, verdict attendu aujourd’hui dans l’affaire Vinokourov - Kolobnev, l’achat présumé du Liège-Bastogne-Liège 2010. Le procureur a requis six mois de prison ferme pour les deux intéressés. Extraits.

DES BARREAUX DANS LES ROUES
Image
[...]
Le 10 septembre dernier, Alexandre Vinokourov (Astana) et Alexandr Kolobnev (Katusha) sont passés devant le tribunal correctionnel de Liège, le premier étant accusé d’avoir acheté sa victoire dans Liège-Bastogne-Liège 2010 au second, avec qui il s’était échappé à 17 km de l’arrivée. Le jugement sera rendu aujourd’hui en l’absence des deux intéressés, dispensés par la présidente puis-qu’ils ne courent pas le risque d’être emprisonnés à l’issue de l’audience.
Le procureur de Liège a pourtant eu la main lourde lors de ses réquisitions : six mois de prison ferme à chacun, assortis d’une amende de 100 000 euros pour Vinokourov (le corrupteur présumé) et 50 000 euros pour Kolobnev (le corrompu présumé). Sans compter la confiscation des 150 000 euros qui constituent l’objet du délit. L’hebdomadaire suisse l’Illustré avait publié en juillet 2012 le document bancaire qui posait la corruption : un virement de 100 000 euros effectué par Vinokourov le 30 juillet 2010 (soit trois mois et demi après la course) sur le compte suisse de Kolobnev. Un autre versement de 50 000 euros avait suivi le 28 décembre de la même année.
L’Illustré avait allumé la mèche six mois auparavant. Le 6 décembre 2011, il révèle des extraits d’e-mails échangés par les deux coureurs. Le lendemain de la course, Kolobnev envoie ses coordonnées bancaires à son vainqueur. « Tu te rappelles que pour moi, c’était une immense chance (occasion), écrit-il. Je ne sais pas si j’ai eu raison de faire ce que j’ai fait… » Mais il poursuit : « Même ma femme n’était pas trop chagrinée par le fait que j’aie été deuxième parce que tu étais le premier. Maintenant, il ne me reste plus qu’à attendre patiemment pour savoir si tout cela n’était pas vain. […] Efface ce mail de ta boîte, sinon je risque de me faire couper les couilles... »
Vinokourov n’a apparemment pas suivi le conseil. Quelques jours plus tard, sa réponse tombe : « Tu as tout fait comme il faut, ne te tourmente pas. […] Encore une fois, merci. […] Ne t’en fais pas pour l’accord, je ferai tout. Attends juste encore un peu pour que je puisse le faire. »
[...]
Dans l’affaire de Liège, la somme interpelle. 150 000 euros, c’est beaucoup. Trop même, pour un coureur qui avait déjà gagné la Doyenne en 2005. Le montant ne peut s’entendre que comme un investissement. En 2010, alors qu’Astana est dirigée par Johan Bruyneel, Vinokourov pense déjà à l’après-carrière et vise la direction de l’équipe. Un deuxième succès dans une classique Monument enrichirait son CV de prétendant et cela n’a peut-être pas de prix.
[...]
Alexandre Vinokourov n’a pas répondu à nos sollicitations. Sa ligne de défense est fermement tenue par son avocat bruxellois, Me Jean-Louis Lodomez. « Il y a deux versements, explique-t-il. Le premier est un remboursement de prêt. C’est la culture russe, héritage de l’époque soviétique. Quand quelqu’un est dans le besoin, on donne ou on prête beaucoup. Ils n’ont pas les mêmes habitudes que nous et ils ne signent pas toujours de reconnaissance de dette. L’autre versement est justifié par un investissement immobilier. Kolobnev a acquis un supermarché dans une petite ville de province. Il a produit une pièce prouvant que Vinokourov est actionnaire de cette société. »
Oui, mais les échanges d’e-mails… « La boîte d’Alexandre Vinokourov a été piratée », soutient son défenseur. Une histoire de rivalité en interne, chez Astana.
[...]

[L’Equipe précise qu’il s’agit d’une rivalité entre Vinokourov et Aidar Makhmetov, un Kazakh ex-champion du monde de MMA, directeur commercial de l’équipe Astana en 2010-2011, à un moment où se jouait la succession d’Astana (finalement remportée par Vinokourov), mais indique que cette piste n’a pas intéressé la justice belge].
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Re: Cyclisme 2019 (et plus tôt)

Messagepar Tarif Maison » 22 Oct 2019 21:06

Et ben va falloir patienter.
Nouveau report de verdict dans le procès Vinokourov-Kolobnev(L’Equipe)
Ce mardi, le tribunal a annoncé que le prononcé jugement est reporté au 5 novembre. Vinokourov et Kolobnev risquent six mois de prison ferme chacun.
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Re: Cyclisme 2019 (et plus tôt)

Messagepar Tarif Maison » 08 Jan 2020 20:35

La réaction de Jérôme Pineau quand Christian Prudhomme l’appelle pour lui annoncer l’invitation de son équipe sur le Tour 2020 :)
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Re: Cyclisme 2019 (et plus tôt)

Messagepar jonaldo » 08 Jan 2020 21:38

:smt023

C'est pas l'E19, qu'il faut repérer, Jérôme, c'est l'E3 :-D

Bon, il faudrait déjà y être invité. ;)
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Re: Cyclisme 2019 (et plus tôt)

Messagepar Mickey » 27 Jan 2020 15:33

Poulidor décédé depuis plus de 2 mois...Aucune réaction ici et un seul message d'information dans la rubrique RIP...

Chez Leclerc, des bouquins sur Chirac parmi les meilleures ventes affichées suite à son décès, aucun sur Poupou alors que 4 ou 5 lui ont été consacrés...

L'homme le plus populaire de l'histoire du sport français...

Question de génération, j'imagine; pas grand monde ici n'a dû le voir courir...

Voici une vidéo sympa qui en dit long sur le bonhomme : https://www.youtube.com/watch?v=RET_5aI1-QA

Et pour ceux ou celles que ça intéresse, le bouquin à lire, écrit avec "notre" Bernard Verret : https://france3-regions.francetvinfo.fr ... 43559.html

:smt022 :smt022 :smt022
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Re: Cyclisme 2019 (et plus tôt)

Messagepar jonaldo » 01 Fév 2020 15:21

Le Breton Antoine Benoist 4e du championnat du Monde espoirs de cyclo-cross.

Chez les dames, Ceylin Alvarado :smt007 gagne alors qu'elle envisageait jusqu'à il y a quelques semaines de s'inscrire pour la course espoirs.

Trois courses aujourd'hui, 7 Néerlandais sur les podiums... Espérons que Mathieu va en ajouter une en or demain. Grand favori, mais les Belges veulent lui rendre la vie dure en roulant en bloc.
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Re: Cyclisme 2019 (et plus tôt)

Messagepar jonaldo » 02 Fév 2020 13:49

Après deux tours, c'est une vraie boucherie. S'il n'est pas aussi malchanceux qu'il y a trois ans au Luxembourg, Mathieu Van der Poel va être champion du monde pour la 3e fois.

Et gagner Paris-Roubaix dans un peu plus de deux mois? [-o<

La championne de France élite, Marion Norber Riberolle, est devenue championne du monde espoirs. :smt023
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Re: Cyclisme 2019 (et plus tôt)

Messagepar CdR » 26 Avr 2020 10:37

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Re: Cyclisme 2019 (et plus tôt)

Messagepar Tarif Maison » 26 Avr 2020 10:49

Le voici.

APOCALYPSE SNOW
Image
Le « Neige-Bastogne-Neige » de 1980 s’est déroulé dans des conditions épouvantables, dans un enfer de glace dont seuls vingt et un coureurs parvinrent à se défaire. Récit d’une course d’anthologie, racontée par les acteurs de l’époque.


La vallée de l’Ourthe est austère, un bunker de forêts inextricables où le printemps a du mal à pénétrer, où la simple vue du paysage vous glace les os. Les arbres, dé-poilés, sont coiffés comme des oursins. L’hiver, le vent polaire passe les branches au chalumeau pour leur donner des reflets rouille, des collerettes de brume s’accrochent à ces rameaux dressés comme des barbelés. La descente vers Bastogne est un no man’s land, les « Ardennes hard », comme les appelle Cyrille Guimard, directeur sportif de Renault, des bois abattus par l’hiver, des campings encaissés qui attendent les premiers rayons pour se remplir et le souvenir de la guerre, un peu partout, comme à La Roche-en-Ardenne, dont les Allemands occupèrent le château du XIe siècle. D’ordinaire, la deuxième partie du parcours est la plus décisive, là où la course se joue, mais ce 20 avril 1980, pour beaucoup, l’épreuve se sera résumée à un aller, sans retour, et il aura suffi d’un faux plat à la sortie de Liège, de la montée de la côte de Sprimont et de la descente vers Aywaille pour décimer le peloton.
Dès que la route s’élève sur le parcours, la neige s’intensifie et en quelques kilomètres, les coureurs sont cryogénisés. « Il nous tombait dessus des têtes de chat », image Jean-Luc Vandenbroucke (La Redoute), l’oncle de Franck, qui se souvient qu’une trentaine de coureurs avait fait demi-tour dès la fin du départ fictif. « En haut de la côte à Aywaille, ça commençait à gueuler dans le peloton, “c’est l’enfer, il faut annuler la course !” », raconte Bernard Bourreau (Peugeot) alors qu’un nouveau wagon de coureurs décroche et tourne les talons. Quand ils basculent dans la vallée, une neige fondue leur fouette le visage, les chairs gonflent avec le froid. « J’avais les doigts engourdis, je n’arrivais plus à poser les mains sur les freins », décrit Roland Berland, un des équipiers de Bernaud Hinault. « Dans les descentes, la glace prenait entre la roue et les patins de frein, complète Christian Poirier (La Redoute). On était obligés de sortir les pieds des cale-pieds pour freiner. » Sur leur vélo, les coureurs sont tétanisés. « Les gars tremblaient, pleuraient, se jetaient sur les bas-côtés », énumère Maurice Le Guilloux, le fidèle lieutenant de Hinault. Les yeux embrumés par le froid, ils essaient de deviner les virages dans le blizzard. « Les mecs étaient crispés dans les descentes, raconte Cyrille Guimard, ils ne pédalaient pas, par peur, et donc ils tombaient en hypothermie et à partir de là, c’était foutu, tu ne pouvais plus te réchauffer. »
Un nouveau wagonnet décroche. Au bout de soixante-dix kilomètres, une centaine de coureurs a déjà jeté l’éponge. Beaucoup d’autres profiteront du passage à Bastogne ou au ravitaillement pour mettre la flèche. Roland Berland fait partie de ceux-là : « Je n’ai pas eu le choix, le camion-balai était plein à craquer et il a dû faire quatre ou cinq allers-retours. » C’est un immense bazar dans le brouillard, les coureurs avancent à tâtons, les yeux bandés par d’épais rideaux de neige, à la recherche de leurs équipiers ou de la voiture de leur directeur sportif. André Chalmel, un autre des boys de l’équipe Renault, tente désespérément de récupérer des vêtements. « Mais j’avais beau me laisser glisser du peloton, je n’arrivais pas à trouver Guimard, râle-t-il encore. J’ai décidé d’attendre, mais je ne le voyais pas arriver. J’étais furax, j’ai dit basta et j’ai fait demi-tour. »
Au volant de sa bagnole, Guimard, lui, a d’autres problèmes et se « concentre surtout pour ne pas écraser des gens ». Car partout, c’est la débandade. Même abandonner n’est pas aisé. Mariano Martinez trouve une place dans la voiture-balai, mais rapidement le réconfort tourne au cauchemar. « Horreur, malheur ! s’exclame l’Espagnol naturalisé français de la Redoute. C’était un vieux bus retapé, sans chauffage. Il a très vite été bondé, mais tous les deux kilomètres, il s’arrêtait, parce que les coureurs belges, et il y en avait beaucoup, voyaient un parent, un cousin sur le bord de la route. Les gars criaient au chauffeur : “allez, allez chef, stop !”ça montait et ça descendait dans ce foutu bus où la porte n’arrêtait pas de s’ouvrir. Les Belges récupéraient des sacs avec des vêtements secs pour se changer, mais moi j’étais crêpé, mouillé et avec ce vent glacial qui s’engouffrait… C’était atroce, je claquais des dents. »
Jean-René Bernaudeau (Renault), lui, regrettera longtemps de ne pas avoir bâché, comme beaucoup, sous le pont d’une large autoroute dans les faubourgs de Liège. « À la sortie, c’était blanc, blanc, blanc, se rappelle l’actuel manager de Total-Direct Energie. Du coup, je me suis arrêté plus loin, dans un bistro. » Il montera un peu plus tard dans une voiture de supporters pour regagner Liège, comme Raymond Martin (Miko), « coincé entre deux gars à l’arrière, le chauffage à bloc ». Depuis son véhicule, Jean-Pierre Danguillaume, directeur sportif de Miko, se souvient avoir vu des coureurs se réfugier chez l’habitant, faute de pouvoir grimper dans le balai. Ce sera le cas de Jean-Luc Vandenbroucke, un peu plus loin, au ravito de Wielsam, qui se calfeutrera chez des amis où il se fera couler un bain chaud, avant que sa femme ne vienne le récupérer.
Les autres continuent avec les moyens du bord, des Robinson Crusoé sur leurs vélos. Les vêtements de l’époque sont vite des haillons face aux intempéries, la pluie leste les maillots de laine de plusieurs kilos. « On n’avait aucun équipement, se souvient Maurice Le Guilloux. Le même cuissard qu’on portait l’été en pleine canicule, rien sur les jambes, des socquettes blanches, des pédales à lanières qui se détendaient avec la pluie, un maillot de corps qu’on achetait au kilo en Italie, des gants à deux balles deux qui provenaient de la bonneterie du coin… »
Sur le vélo, les survivants posent leurs roues dans les sillons des voitures, Pierre Bazzo (La Redoute) casse « avec la main la glace qui congèle sur les freins », on se réchauffe avec des bidons de thé bouillant, « mais cela devenait de la glace au bout de cinq bornes », regrette Gilbert Duclos-Lassalle (Peugeot), ou avec « une soupe chaude atroce », comme Jean-Raymond Toso. Les coureurs sont statufiés sur leur machine. Jean-Pierre Le Godec, le mécanicien de Renault-Gitane, doit s’affairer sur la banquette arrière de la voiture de Guimard : « J’ai passé la journée la tête hors de la fenêtre. Les gars n’arrivaient plus à lâcher le guidon. Je mettais les bidons dans les porte-bidons. » Idem chez Miko : « Le mécano devait mettre sa main dans ma poche pour me donner à manger », se désole Raymond Martin. Les coureurs se laissent décrocher pour faire sécher leurs gants devant les radiateurs de leur voiture d’équipe. « Ça m’emmerdait, ça faisait de la buée dans la bagnole », rigole Cyrille Guimard. Maurice Le Guilloux viendra même lui chaparder sa paire de Ray-Ban. « Il m’a dit de faire gaffe parce qu’elle coûtait 1000 balles, mais j’en avais rien à faire, se marre “Momo”, je ne voyais plus rien. »
Sur son vélo, Fons de Wolf (Boule d’Or) se met de gros coups de latte. Le futur vainqueur du Tour de Lombardie et de Milan - San Remo réplique une astuce héritée de son père, un paysan dur au mal, quand il devait lui filer un coup de main et extraire des betteraves de la terre gelée dans l’exploitation familiale, du côté de Breendonk, en Flandre, non loin d’Anvers. « Les vieux paysans savent ça, décrit-il, quand ils sont aux champs, ils se tapent les bras dans le dos, mais fort, hein, sinon ça ne sert à rien, et le sang arrive aux doigts. Du coup, je n’ai jamais eu les mains gelées pendant la course, ça m’a sauvé. » Le Belge ira au bout, à Liège, où il prendra la quatrième place.
Ce sont donc des glaçons sur roues, une quarantaine à tout casser, qui se présentent au pied des réelles difficultés de Liège-Bastogne-Liège. Ils ont déjà passé 150 kilomètres en chambre froide, mais là, au sortir de Grand-Halleux, le « vrai » Liège commence, quand une rampe de lancement bitumée se dresse tout droit au milieu des pâturages, la côte de Wanne, premier volet de la célèbre trilogie avec Stockeu et la Haute-Levée. Au moment d’attaquer ce toboggan, Bernard Bourreau est déjà bien entamé. « On avait les jambes comme du bois », souffle-t-il encore aujourd’hui. « Petit Frère », comme on l’appelle dans le peloton, sent bien qu’il est à bout, mais quand il s’approche de la voiture de son directeur sportif chez Peugeot, Maurice De Muer, il se fait engueuler : « Si t’as froid, t’as qu’à attaquer ! » Bourreau lâchera tout de même l’affaire, mais plus tard, près de Mont-Theux.
Le message de De Muer était l’antienne des directeurs sportifs à l’ancienne, et Guimard avait glissé la même au Blaireau. Bernard Hinault était déjà monté sur le ring quatre jours plus tôt, dans la Flèche Wallonne, dans d’autres conditions, car le soleil tapait alors comme un forgeron sur une enclume, et le Breton avait été dominé par Giuseppe Saronni. Les trois jours précédant la « Doyenne », ses équipiers s’amusèrent à le chambrer et le Blaireau avait les naseaux qui fumaient. « Les Ritals, je vais les bouffer ! », balançait-il à ceux qui osaient le titiller. « Il ne fallait pas grand-chose pour le piquer », s’amuse Jean-René Bernaudeau. Le dimanche, Hinault est donc prêt à régler ses comptes, mais Saronni et consorts disparaissent vite du paysage, engloutis par le mur de neige. « Au début de la course, les Italiens, on les entendait gueuler “la Madonna ! la Madonna !” raconte, goguenard, Maurice Le Guilloux. Et puis, on n’a plus rien entendu. » Toute la Gis de Saronni abandonne et à la Bianchi, seul Silvano Contini verra l’arrivée.
Mais Hinault n’est pas à la fête non plus et, clairement, ces conditions le font grogner. Il s’arrête même un instant pour que Jean-Pierre Le Godec, son mécano, lui refile son gros anorak. Bien avant Bastogne, Le Guilloux vient prendre les consignes à la voiture. Guimard : « Il est où le Blaireau ? » « Il est devant, il fait la gueule. » « Ah ça, ben tu remontes et vous embrayez », lui ordonne le « Druide », qui a bien l’intention de profiter de la débandade, tôt dans la course, pour liquider ceux qui s’accrochent. Mais les deux rescapés de Renault se regardent, interdits – « Quels cons ! mais qu’est-ce qu’on fout là ? » – et Hinault fomente dans sa tête le plan de bâcher au ravito. C’est sans compter sur Guimard qui, à Wielsam, alors qu’un rayon de soleil éclaire le capot de sa Renault, lui ordonne d’ôter son imper. « De toute façon, si tu gardes ton imper, t’as déjà perdu », résume Le Guilloux, qui enchaîne : « Guimard avait son regard de tueur, s’il n’est pas là, Hinault ne va pas au bout ».
Le Blaireau ronchonne, mais il s’exécute et, à partir de Wanne, il actionne la moissonneuse-batteuse. « Je le revois passer à côté de nous avec son passe-montagne rouge sur la tête en nous criant : allez, ralliez-vous à ce panache rouge ! », sourit Christian Jourdan (La Redoute). Pas une attaque en soi, mais suffisamment pour décourager les plus fragiles. La vraie offensive interviendra un poil plus loin, au pied de la Haute-Levée. « Il nous a déposés comme des malpropres », ricane Le Guilloux. « On a juste eu le temps de lui crier qu’il était taré, relaie Gilbert Duclos-Lassalle. Mais on se disait qu’il n’allait pas tenir dix bornes comme ça, qu’on allait le retrouver congelé sur le bord de la route. »
La route large comme une autoroute qui se dresse à la sortie de Stavelot est la piste de décollage du Blaireau. Très vite, il revient sur Rudy Pevenage, seul survivant à l’avant. « J’avais 19 comme pignon, alors qu’il m’aurait fallu 22 et Bernard avait 23 dents, il est revenu sur moi, on ne s’est pas parlé, on était à bloc, il avait sa casquette jaune », se remémore le Belge, avant de lâcher, fataliste : « J’ai pu m’accrocher cinq cents mètres peut-être, j’ai dû changer deux fois de vitesse pour essayer de le suivre… » Le raid du Blaireau peut commencer, il durera plus de quatre-vingts kilomètres jusqu’à Liège.
La distance effraie un peu Guimard, mais son poulain serre les dents : « Non, non, ça va ». « Il était dans une forme d’euphorie, poursuit le directeur sportif. L’écart est grimpé très vite et les autres ont fait une erreur, après la Haute-Levée, ils se sont regardés dans la descente, ils étaient en roue libre, alors que Bernard était à fond. Et quand ils sont arrivés au pied du Rosier, ils avaient les jambes gelées. » Dans la voiture, Jean-Pierre Le Godec est aux petits soins pour que le Blaireau ne connaisse pas de pépin mécanique. « À cause de la neige, de la pluie verglaçante, je veillais à mettre régulière- ment de l’huile sur sa chaîne, détaille le Breton. J’avais concocté un mélange à base d’huile et de gasoil pour éviter que le mécanisme gèle. Il s’approchait de la voiture, je glissais ma tête sous sa selle pour stabiliser le vélo, et je graissais avec ma burette. »
La cavalcade du Blaireau est impitoyable, jamais il ne faiblira et les écarts s’entasseront comme les tas de neige au bord de la route. Eddy Merckx, pas trop du genre à s’émoustiller, est bluffé. À la retraite depuis moins de deux ans, le Cannibale a été invité à suivre la course dans la voiture de direction, une Mercedes décapotable. « Ça n’a pas beaucoup servi ce jour-là, s’amuse le Belge. J’étais bien content d’être dans une voiture plutôt que sur un vélo. C’était épouvantable, je n’avais jamais vu de telles condi- tions, dans la tourmente, la neige, dans les phares allumés des voitures, c’était inouï. Hinault a fait un tout grand numéro. »
Quand il se présente boulevard de la Sauvenière avec près de dix minutes d’avance sur ses poursuivants, le Breton a le temps de saluer les naufragés qui ont trouvé refuge à l’hôtel Ramada, où tout le peloton est logé – « ils étaient déjà en costard », se marre Guimard. « C’était à la fois un salut et un je vous emmerde, à la Hinault quoi…, raconte Jean-René Bernaudeau. Et nous, on était à la fois fiers et honteux. » Michel Laurent, qui roulait alors sous casaque Peugeot, n’avait jamais assisté à une telle scène : « Tout le monde est sorti pour l’applaudir, c’était incroyable, parce que sur la route, on était quand même adversaires et là on se retrouvait à lui faire une ovation. »
Dans cet ancien couvent du XVIIe siècle, pendant que Bernard Hinault était en train de signer son exploit, il en avait fallu du temps pour réchauffer les corps gelés. Dans les couloirs de l’hôtel résonnèrent de drôles de cris, les bains fumants tant espérés ne furent qu’un deuxième enfer. « Je hurlais de douleur sous l’eau chaude », lâche Bernard Bourreau. « Je n’ai pas pu manger tellement je claquais des dents », enchérit Rudy Pevenage. Sean Kelly se souvient de son équipier chez Splendor, Johan De Muynck, incapable d’ôter son maillot et ses chaussures. « Il s’est jeté tout habillé dans le bain », décrit l’Irlandais, qui regrettera longtemps d’avoir mis pied à terre à une quinzaine de bornes de Liège, quand il aperçut sa famille d’accueil belge au bord de la route. « C’est la journée la plus horrible que j’ai passée sur un vélo, je découvrais ce qu’était une course d’hommes », enchaînet-il, lui qui n’abandonnera plus jamais une grande classique de sa carrière.
Quand il déboule à l’hôtel, Pierre Bazzo, qui vient de finir cinquième, se déshabille devant son compagnon de chambre, Mariano Martinez. « Il a enlevé ses chaussures, puis ses chaussettes, décrit ce dernier, et là, incroyable, la peau des pieds est venue avec sur deux à trois centimètres. Je l’ai regardé, effaré : “Nénesse, t’es tellement bête que le temps que le froid t’arrive au cerveau, il faut bien 250 kilomètres”. Ses pieds ressemblaient à un poulet qu’on avait trempé dans l’eau bouillante pour le plumer. »
Il faut dire que ceux qui ont terminé la course, les vingt-et-un, forment une caste de barjots, des increvables insensibles à la douleur. « Ce jour-là, c’est ceux qui pouvaient le plus souffrir qui sont allés au bout », résume Sean Kelly. Hinault, bien sûr, mais aussi Hennie Kuiper (Peugeot, 2e), « un os », selon Bourreau, Gilbert Duclos-Lassalle (11e) ou Bazzo, qui adoraient les conditions impossibles et s’étaient disputé, quelques semaines plus tôt, une étape dantesque de Paris-Nice, du côté de Saint-Étienne, où Hinault lui-même avait fini à quarante minutes. Bazzo était tellement ignifugé que la première chose qu’il trouva à faire en arrivant à Liège fut d’alpaguer son directeur sportif chez la Redoute : « Il pose son vélo contre une barrière, rembobine Philippe Crépel, il me regarde fixement dans les yeux et me dit : “Philippe, ton équipe est beaucoup trop petite pour moi”. » Une liste de types qui ne pouvaient envisager l’abandon, comme Pascal Simon (Peugeot, 15e) – « J’étais tout jeune (23 ans) et j’ai voulu aller au bout par amour de mon métier. Tant que je n’étais pas à terre, il était hors de question d’arrêter » – ou Jean-Raymond Toso, qui finira avant-dernier. « Rudi Altig (son directeur sportif chez Puch) me criait : “Hans, il faut finir”. Pour lui, j’étais Hans, Jean en allemand, on s’entendait bien, je faisais partie de la branche allemande de l’équipe, alors que (Jean) De Gribaldy s’occupait surtout des Français. J’étais le “collabo”.» Toso devancera son coéquipierJostein Wilmann de trois minutes sur la ligne. Le Norvégien, dernier, termine à 27 minutes et s’il n’a pas le talent du Blaireau, il confirme qu’il partage avec lui quelques gènes de dinguerie. « Je n’ai pas eu froid, j’avais l’habitude de la neige à l’entraînement, chez moi, ou de courir en Allemagne ou en Pologne pour la course de la Paix », balaie-t-il, imperturbable, comme si ce Liège ne rallumait rien dans son esprit.
Les quarante ans passés ont eu le temps d’enneiger les souvenirs. Bazzo, encore lui, s’invente ainsi un duel au couteau avec Hinault. « S’il n’attaque pas ce jour-là, je m’en vais gagner, croit-il, tout sérieux. Je lui disais “eh con, je suis plus costaud que toi, moi j’ai rien pour me protéger”. Il était pas content. » Jean Chassang (Renault), lui, a tout effacé. « Je n’ai vraiment aucun souvenir de cette course-là, s’excuse-t-il, à part peut-être qu’il avait neigé. Je me demande même si j’étais au départ. » Il y était pourtant bien, dossard 42 épinglé au maillot. On ne saura ainsi jamais si l’anorak que Le Godec a tendu à Hinault était rouge ou jaune, ou si Dietrich Thurau (Puch) a bien fini dans une ferme ce jour-là. Après tout, quarante ans, c’est une vie. Mais ce Liège reste un morceau d’histoire, un iceberg qu’on n’effacera jamais de la carte, qui a cristallisé pour toujours l’image de Bernard Hinault, « son mental d’assassin » (Bourreau), « le type le plus méchant que j’ai jamais vu en course » (Bernaudeau), un gars qui « plus il faisait froid, plus ça devenait dur, plus il devenait hargneux » (Le Godec).
Le lendemain de sa victoire, le Blaireau feindra ainsi d’avoir triomphé dans une course comme une autre. Au moment où Maurice Le Guilloux vient le récupérer chez lui pour l’entraînement, il est au fond de sa ferme, le pull en laine de Gitane sur le dos, les bottes au pied, inquiet pour la santé de sa ponette, qu’il soupçonne d’avoir mangé trop d’herbe. Mais la veille, au Novotel de Lesquin (Nord), entre deux gorgées de beaujolais, il avait avoué à ses proches que pour la première fois de sa vie, sur son vélo, il avait pleuré.
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Messagepar CdR » 26 Avr 2020 14:20

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J'ai encore dit une grosse connerie.
 
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Re: Cyclisme 2019 (et plus tôt)

Messagepar Aubofix » 12 Août 2020 16:50

Je ne suis le cyclisme que de très loin.
Les "spécialistes" présents peuvent t'ils me donner des éléments d'explication sur le fait que R. Bardet parte pour Sunweb ?
Changer d'air, fin de cycle, je comprends, mais il n’intéressait pas les "grosses équipes" style ineos, jumbo, etc...?
(à moins que sunweb soit une grosse équipe comme je l'ai dit je suis cela de très loin ou peut être plus simplement le choix volontaire et personnel -et respectable- de rester basé en France...)
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Re: Cyclisme 2019 (et plus tôt)

Messagepar jonaldo » 12 Août 2020 20:21

Comme dirait Chomsky, c'est du sport, tout le monde peut s'autoproclamer spécialiste à bon compte. :-D ;)

Sunweb n'avait pas remplacé Dumoulin, parti chez Jumbo l'an dernier. Ils avaient donc une place et le budget pour recruter Bardet.

Parallèlement, Bardet avait déjà dit qu'il était interressé par une expérience à l'étranger, il montre à longueur d'interview depuis des années qu'il réfléchit pas mal, y compris à l'après-carrière, ça ne fait pas de mal d'aller causer anglais dans ton équipe, même si c'est avec des Néerlandais qui prétendent maîtriser cette langue alors qu'ils sont loin d'être des stars. Mais bien meilleurs que les Français en général, c'est une réalité. :-D

Bardet aurait sa place dans n'importe quelle équipe, mais il ne pourrait être leader ni chez Ineos, ni chez Jumbo, il y a plusieurs coureurs meilleurs que lui dans ces formations.

Sunweb n'a certes pas le pedigree des deux équipes ci-dessus, mais ils ont quand même la réputation d'être assez pointus d'un point de vue encadrement. C'est une équipe avec beaucoup de jeunes, dont certains très talentueux (Hirschi, Kragh Andersen...), mais sans doute un peu légère pour jouer le général autour de Bardet dans un Grand Tour. Mais le recrutement n'est pas terminé, et ce changement d'équipe va peut-être pousser Bardet à tenter de gagner une ardennaise ou le Tour de Lombardie... Il a déjà montré que Liège lui convient bien, mais avec le déplacement de l'arrivée en ville au lieu d'à Ans ne joue pas en sa faveur.
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Re: Cyclisme 2019 (et plus tôt)

Messagepar Aubofix » 14 Août 2020 18:52

merci ! ;)
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Re: Cyclisme 2019 (et plus tôt)

Messagepar Tarif Maison » 31 Août 2020 6:08

L’équipe fait une série de papiers sur les grands adversaires d’Hinault, vus par le blaireau lui-même.

• De Jan Raas, qu’il décrit comme un adversaire un peu sournois, il raconte ceci :
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• Et de Merckx, qu’il a côtoyé 3 ans, à ses tout débuts
Il m’a donné un coup de main incroyable
« C’est au Critérium de Camors en Bretagne, en avril 1977, un peu après Paris-Nice, que j’ai mon premier vrai contact avec lui. On se retrouve ensemble échappés dans le final. C’est la première fois qu’il me parlait directement. Il me dit qu’il veut gagner, j’étais surpris car ce n’était qu’une “coursette” pas officielle, juste un critérium. Je lui ai répondu que c’était lui le patron, je ne savais pas quoi répondre d’autre. Je lui ai juste demandé comment il fallait faire, il m’a répondu que je n’avais qu’à rester dans sa roue. Je pensais que ça en resterait là. Mais quelques semaines plus tard, sur le Critérium du Dauphiné, au lendemain de ma chute dans le col de Porte, je le vois se mettre à rouler pour moi. Ce jour-là, il m’a donné un coup de main incroyable, c’est lui qui m’a permis de gagner le Dauphiné. Sur le coup, je ne comprends pas vraiment ce qu’il a en tête, j’imagine qu’il veut se venger de Zoetemelk, Thévenet, Van Impe ou Agostinho, ceux qui lui ont fait la guerre ces dernières années. C’est bien plus tard, une fois qu’il avait arrêté sa carrière, que je lui ai demandé pourquoi il m’avait aidé ce jour-là. Il m’a seulement répondu : “Rappelle-toi de Camors!”Je pense qu’il m’appréciait déjà un peu, je ne sais pas s’il aurait fait ça pour un autre coureur. Il voyait peut-être en moi un nouveau guerrier, j’avais déjà gagné Liège-Bastogne-Liège et Gand-Wevelgem. »
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Re: Cyclisme 2019 (et plus tôt)

Messagepar canari 94 » 05 Sep 2020 16:27

Ca semble encore raté pour Pinot, cette année... Je n'ai pas vu l'étape mais presque 19 minutes de retard sur les autres favoris au général, ça fait mal... Il va pouvoir viser les victoires d'étape.
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Re: Cyclisme 2019 (et plus tôt)

Messagepar jonaldo » 05 Sep 2020 16:46

Pas sûr, il faut d'abord qu'il se remette de sa blessure (cause de la défaillance d'aujourd'hui). Il laisse sous-entendre (à chaud) qu'il va peut-être donner une autre orientation à sa carrière, ça pourrait être très bien pour lui (viser LBL pour une deuxième monument) comme pour David Gaudu :smt007
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Re: Cyclisme 2020 (et plus tôt)

Messagepar Mickey » 05 Sep 2020 17:45

Quand je vois le niveau de Van Aert cette année et comment il a été dominé cet hiver en cyclo-cross, je regrette vraiment que Van Der Pool ne soit pas présent sur ce tour...

Jeudi 10/09, moment émotion avec le passage du TDF dans le pays de son papy...

Il était beau gosse en 1961, à 25 ans :

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Mickey
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