Histoire du FCN: anecdotes, articles et autres...

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Modérateur: FootNantais modo

Re: Histoire du FCN: anecdotes, articles et autres...

Messagepar Vikingix » 01 Juin 2020 20:50

Reprise du dernier message :
Perso Garcion et Renou je peux pas oublier leur participation au retour contre la Juve
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Re: Histoire du FCN: anecdotes, articles et autres...

Messagepar Tarif Maison » 19 Juil 2020 6:01

Dans Ma vie d’ex, la rubrique de L’Equipe consacrée aux anciens joueurs, question posée au stéphanois Christian SARRAMAGNA :

Le plus fort contre lequel vous avez joué ?
Saint-Étienne - Nantes, c’était le match de l’année. Et en face, il y avait Henri Michel. Un joueur vraiment exceptionnel. Doté de grosses capacités physiologiques, à la fois récupérateur et capable de donner de bons ballons grâce à sa belle vision de jeu, très fort sur coups de pied arrêtés. S’il faisait l’unanimité sur le plan national, il a connu plus de difficultés à s’exprimer au niveau international.
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Re: Histoire du FCN: anecdotes, articles et autres...

Messagepar Tarif Maison » 18 Sep 2020 3:35

Dans O-F, interview par Loïc Folliot de Bernard Verret, qui vient de signer un livre sur J. Arribas.

FC Nantes. Et José Arribas infusa le jeu à la nantaise
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C’est l’entraîneur qui a façonné l’identité de jeu du FC Nantes, celui qui a tout déclenché. Le club a longtemps diffusé son ADN, avant de basculer parmi les anonymes. Bernard Verret lui consacre une biographie au titre évocateur : José Arribas, le jeu ou la mort.

Appelez-les comme vous voulez : les nostalgiques, les esthètes, les épicuriens, les amoureux du beau jeu. Même si les étrennes ne figurent pas au rang des priorités en cette rentrée incertaine, les passionnés du FC Nantes canal historique ont à coup sûr un temps d’avance. José Arribas, celui par qui tout est arrivé, adepte du mouvement perpétuel, est enfin au cœur d’une biographie signée Bernard Verret. Journaliste au Populaire, il est rapidement tombé dans la marmite jaune et verte. Bernard Verret en connaît un rayon sur le maillot jaune et compte plus de 1500 matches du FC Nantes à son actif. Mais l’auteur comble surtout un grand vide avec ce livre consacré au père fondateur du jeu à la nantaise. «C’est le FC Nantes de José Arribas qui m’a fait découvrir le football différemment. Avant, c’était le marquage individuel, lui, c’était déjà autre chose. » Entretien.

En quoi José Arribas était-il différent des autres entraîneurs ?
- À l’époque, il y avait 2 styles de jeu. Le foot italien et le foot progressiste, que défendaient Arribas et une revue qui s’appelait Miroir du Football. C’était un football basé sur le jeu offensif, imaginatif, avec des passes, de la technique. Les autres, c’était le jeu italien : tout le monde en défense et on dégage sur les 2 contre-attaquants qui étaient souvent des super joueurs.
Quelle était son inspiration ?
-Il en avait 2. Bill Shankly, entraîneur de Liverpool, que le FC Nantes avait affronté à l’époque où les 2 clubs étaient en 2e division. Shankly, c’est le mec qui a fait monter Liverpool. Arribas avait aussi une inspiration brésilienne, le 4-2-4, qu’il avait découvert en regardant la coupe du monde 58 à la télé. À cette époque, il était entraîneur à Noyen-sur-Sarthe où il tenait un café.
Le FC Nantes est-il né avec José Arribas ?
- Oui je crois. La marque footballistique FC Nantes est née avec José Arribas. Il a tout changé dans le club. Albert Batteux a inventé le foot à la rémoise, José Arribas le foot à la nantaise. Des entraîneurs architectes, tu n’en as pas beaucoup en France. Tu as des entraîneurs analystes qui adaptent leur jeu en fonction de l’adversaire. Batteux et Arribas s’en tenaient à leur style de jeu. Nantes serait resté un club comme les autres sans lui. Il est devenu différent des autres par sa qualité de jeu, sa puissance. Arribas voyait au-delà du résultat, c’est une philosophie.
Son histoire personnelle a-t-elle influencé sa philosophie ?
- Assurément. C’est aussi un personnage de roman. Un mec qui arrive à Nantes à 16 ans comme réfugié, ça a joué dans sa philosophie de jeu et de vie. Une philosophie collective, il y avait beaucoup d’entraide. Il part de Bilbao à 16 ans, dans un bateau avec 1600 réfugiés à bord. Sa mère est dans un autre bateau. Son père n’a pas trouvé de place et il ne le reverra pas. C’est une histoire contemporaine en fait. Le bateau est repoussé à Bordeaux et à la Rochelle où on leur dit qu’il y a déjà assez de réfugiés. Il débarque finalement à Nantes avant d’être évacué dans un camp vers Toulouse. Il le quitte avant d’y être enfermé car il sent bien que les Espagnols vont être internés et maltraités. Il gagne la région bordelaise. C’est là, dans une équipe de dockers, qu’il va se faire repérer par St-Jean d’Angély puis qu’il ira au Mans où il est pro au début des années 50 en 2e division. À Saint-Jean-d’Angély, il va se faire un bon copain, Salvador Artigas (ancien pilote de chasse dans les rangs républicains). Ce dernier entraînera Bordeaux de 1960 à 1967. Leurs conceptions footballistiques sont opposées. Bordeaux était l’ennemi de Nantes mais ils vont rester amis. Ce qu’ils ont vécu ensemble les a soudés. C’était pas facile d’être réfugié espagnol. José Arribas ne pouvait pas dévoiler sa propre identité. On le surnommait Bibi, en référence à Bilbao.
Quels sont les moments marquants de sa vie nantaise ?
- Son arrivée déjà. Le président Clerfeuille le prend car il n’a pas d’argent. Il cherche un entraîneur pas trop cher, qui a envie de rester… Henri Guérin, l’entraîneur rennais, lui souffle le nom de José Arribas. Jean Clerfeuille l’appelle dans son café. Il lui fixe rendez-vous. Le courant passe. Arribas avait beaucoup de charisme. Il n’était pas attiré par l’argent. Il accepte et retourne chez lui pour prévenir sa femme, Suzanne, qu’ils partent à Nantes. Il ne l’avait même pas prévenue du rendez-vous.
L’expérience aurait pu tourner court…
- Au début, ça ne se passe pas très bien. On est en 1960. 6e journée de D2, le FC Nantes rentre de Boulogne avec 10 buts dans les valises. Dans le train du retour, Arribas annonce à ses joueurs qu’il va être viré. Il y a un courant anti-Arribas au sein du comité directeur mais Clerfeuille le défendra… Le FC Nantes monte en 1963. Il existera ensuite toujours ce paradoxe nantais où l’on dit : ouais, on joue bien mais peut-être qu’en jouant différemment et en ne cherchant que le résultat, peut-être qu’on l’obtiendrait. C’était oublier que la force de Nantes c’était de jouer comme ça.
Dans le jeu, les entraînements en quoi était-il différent ?
- Le foot à la nantaise comme le foot du Barça – enfin celui de Guardiola – demande une dépense physique intense car il y a beaucoup de mouvement. Les gens ne voient que la technique. L’un des principes d’Arribas, c’était bouger, bouger… Beaucoup de mouvement, de technique. Le public se trompait souvent en pensant que c’était un football qui ne demandait pas beaucoup d’efforts. C’est exactement le contraire. Le Barça de 2008 à 2013, c’est exactement ça. Tu y retrouves les mêmes grands principes que dans le jeu à la nantaise. Arrigo Sacchi était venu faire un stage – enfin espionner – à la Jonelière, les entraînements du FC Nantes. On accueillait les entraîneurs étrangers à bras ouverts. Mais quand le mec repartait, il avait pris des notes ! Un jour, Suaudeau voit le grand Milan AC et se dit : mince, c’est des trucs que je leur faisais faire ! Arribas avait des cahiers avec des notes sur chaque joueur. Henri Michel disait : «on avait gagné 4-0 et il nous engueulait en rentrant dans le vestiaire en nous disant que telle passe n’avait pas été bien faite à telle minute. Il était chiant. » Mais quand Henri Michel a terminé sa carrière, il disait qu’Arribas avait raison.

José Arribas, le jeu ou la mort (commandes sur livres.verret@orange.fr). 29 € + 8 € de frais de port.
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Re: Histoire du FCN: anecdotes, articles et autres...

Messagepar Mickey » 18 Sep 2020 9:40

Henri Guérin, l’entraîneur rennais, lui souffle le nom de José Arribas.

Merci Rennes !

1500 matchs des canaris vus, en habitant Limoges ? Il a dû en faire des kilomètres...

Il faudra qu'El Marlino offre ce bouquin à Chirivella quand celui-ci commencera à bien maitriser le Français. En tant qu'Espagnol, ça pourrait l intéresser....

Pour ceux qui aiment le vélo ( :smt006 Jonaldo), Bernard Verret a aussi écrit ce livre avec Poulidor, sorti en 2015 :

hhttps://livre.fnac.com/a8754832/Raymon ... 000&Origin
Mickey
Merci Henri ♥
 
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Re: Histoire du FCN: anecdotes, articles et autres...

Messagepar Mickey » 18 Sep 2020 10:03

Mon lien ne fonctionne pas, j'en tente un autre :

https://www.culture.leclerc/livre-u/loi ... lsrc=aw.ds
Mickey
Merci Henri ♥
 
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