Suaudeau - France Football du 1er au 7 février 1994

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Suaudeau - France Football du 1er au 7 février 1994

Messagepar Delnaja » 28 Mai 2008 18:16

Contexte : cet entretien a été réalisé en février 1994 alors que Nantes est classé 6e en D1 après 24 journées. Les joueurs du moment se nomment Ouédec, Pedros, N'Doram, Ferri, Makélélé, Le Dizet, Karembeu, Guyot, Capron, etc.
La saison précédente fut celle de la fameuse finale de Coupe de France perdue face au PSG. Et contrairement à ce que dit Coco, en championnat, la nouvelle génération de Canaris n'avait pas terminé 6e, mais 5e. C'est également le rang qu'ils occuperont en 94, avant de magistralement décrocher le titre, en 95.
Quant à l'équipe nationale, elle a lamentablement raté la qualification pour le Mondial 94 aux Etats-Unis quelques mois avant cette discussion ; Aimé Jacquet ayant succédé depuis à Gérard Houiller à la tête de la sélection.

Cette interview montre à quel point la gestion des joueurs est considérée par Suaudeau comme un perpétuel rapport de forces. Par ailleurs, il insiste sur la liberté qui doit être accordée à l'individu, à sa particularité que le collectif ne doit pas étouffer.
(Deux points qui, au passage, me semblent essentiels pour appréhender ce qui peut distinguer JCS de Raynald Denoueix, sans manquer de respect à ce dernier.)






Suaudeau : "Moi, je ne fais pas le poids"



"Jean-Claude, vous devez être un entraîneur satisfait...

- (Long, long silence.) Non.

- Vraiment ?

- Si on prend le début de ma carrière, ça voudrait dire qu'aujourd'hui j'arrive à maturité et qu'elle est derrière moi. Je n'ai jamais vu les choses de cette façon. Satisfait, je ne sais pas... Maintenant, si c'est par rapport à mon équipe...

- C'est plutôt le sens de la question.

- Alors, là, non, pas du tout. Mais ça doit venir de moi sans doute.

- Vous pensez qu'elle ne correspond pas à ce que vous voulez, malgré les résultats actuels, sa position au classement, sa réputation ?

- Si je la compare à celle de la saison passée, je n'enregistre pas les progrès que je pouvais espérer, même dans les comportements individuels. La volonté, les exigences qu'il faut avoir, n'y sont pas. Et ça peut venir tout à la fois de moi ou des joueurs. Je dois probablement me renouveler, les prendre différemment. Tout cela signifie que l'entraîneur que je suis depuis une trentaine de saisons s'interroge toujours. Je cherche.

- C'est bien.

- (Amusé.) Oui, à condition de trouver.


"Le public accroche bien"

- Nantes fait tout de même partie des équipes qui "jouent", qui offrent un certain spectacle ?

- La presse l'a dit la saison dernière de façon excessive. il est vrai que nous prenions énormément de plaisir, nous découvrions plein de choses - moi, moins que les joueurs - et que tout cela a rejailli sur le public. Nous avons apporté une tendance plus vive, plus alerte, au jeu, que l'on retrouve dans le football français. Nous avons été plusieurs à le faire. Cette tendance, c'est également Auxerre. La maintenir, ce n'est pas facile.

- Pourquoi ?

- Cela demande une fraîcheur d'esprit, une mentalité de jeu. C'est spontané, très inventif. L'année dernière, on collait véritablement aux réalités du jeu tel qu'on le concevait, avec, en plus, les résultats qui suivaient. Aujourd'hui, on le conçoit pareil dans la tête, mais, dans l'application ou le fonctionnement, il y a des différences. On a moins le goût de l'effort.

- L'usure vient vite...

- C'est logique dans les progrès que font les joueurs. Ils se donnent des priorité. La synthèse aura lieu dans quelques saisons, mais à travers des exigences de clubs, et pas de coaches. C'est le cas de Desailly. Il reconnaît que je lui demandais des choses qu'il ne voulait pas faire chez nous, et qu'il accomplit désormais en levant le doigt.


"Marcel a vraiment la grosse tête"

- Vous le comprenez ?

- (Irrité.) Non, je ne comprends rien. Ce n'est pas honnête. (Il hésite.) Mais c'est un passage obligé. Tout le monde ne peut pas être un superjoueur, pro dans sa conscience et dans le plus petit détail. Celui qui reste la vedette dans le bon sens du terme. Il a vingt ans, il s'engage et il respecte son métier.

- Qui est-ce ?

- Ça peut être Ouédec, tel qu'il se définit aujourd'hui.

- N'êtes-vous pas surpris d'entendre Desailly vous rendre hommage, tout en vous trouvant "stupide quelquefois" ?

- Il m'a fait bien rire, parce qu'il a raison.

- Comment ça ?

- Tout dépend comment il l'a dit. Il y avait certainement un côté affectif, sympa, car il est loin d'être bête. Mais prétentieux, oui, il l'est. (Il se marre.) En fait, il a vraiment la grosse tête. Ça ne me gêne pas. Surtout lui. Ce qui m'ennuie, c'est de penser que tous les matins, on sait qu'un joueur est capable de faire telle ou telle chose. Et on ne l'obtient pas, parce que les motivations ne sont pas les mêmes dans un club formateur qu'à Marseille ou Milan.

- C'est décevant.

- Déprimant. Bah ! ils sont complètement paumés parfois, suite à des phases de transferts, et ça les amène à dire n'importe quoi.

- Les déclarations ne manquent pas depuis quelque temps.

- Je ne vais pas faire le procès des joueurs, le propos n'est pas là. J'ai cité Marcel comme ça. Ce n'est pas le premier. J'en ai eu... je ne sais pas combien. Il y a un moment où on ne peut plus leur faire faire les mêmes choses. L'acquis suffit, quoi ! Et le comble, c'est que les différends entre joueurs et entraîneurs se créent dans ces périodes.

- Avec certains joueurs ?

- Oui, il s'agit le plus souvent des leaders. Ce n'est pas leur place dans l'équipe qui est remise en cause, mais on leur demande d'être plus performants. Ils n'admettent pas ça. Des gens de ce calibre, j'en ai eu beaucoup.

- On attribue néanmoins à la génération actuelle du FC Nantes un bel avenir. N'est-elle pas d'une extrême richesse ?

- Nous avons fini sixièmes du Championnat, nous avons pris une raclée en finale de la Coupe de France, et nous avons quelques joueurs en Espoirs. C'est tout.

- Si on considère que c'est une référence, plus de la moitié de vos joueurs sont retenus dans les sélections. Pedros, Karembeu, Loko, Ferri l'ont été en A, Guyot vient d'être appelé en A'...

- Ce n'est pas la référence, pas la seule. Je m'appuie davantage sur les comparaisons que je suis amené à faire d'une génération à une autre, aussi bien poste par poste que dans les comportements. Il y a encore du chemin à faire.


"Je n'ai pas Max Bossis ni Touré"

- Vous ne croyez pas dans les possibilités de cette équipe ?

- Le potentiel existe. A-t-elle les capacités pour l'exploiter ? Ce n'est pas sûr. Individuellement, il n'y a pas un joueur au-dessus du lot. Je sais que le jeu des comparaisons est dangereux, mais je n'ai pas Max Bossis dans l'équipe, et lui, il est arrivé de bonne heure. Je n'ai pas Touré ni Burruchaga. Ils pourraient jouer aujourd'hui, ce qui n'est pas vrai pour tout le monde.

- La force de Nantes n'est-elle pas plus collective qu'individuelle ?

- Non, non, on réussit bien l'assemblage, sans doute un peu mieux que d'autres parce que les joueurs sont formés chez nous, mais on a toujours privilégié les qualités individuelles et l'expression de la personnalité de l'individu. (Il insiste.) Dans un contexte très favorable. Extrêmement libre. J'ai toujours pensé qu'il fallait que les joueurs soient des décideurs, même si on suggère et si on est exigeant. C'est pourquoi aussi, ils aiment bien rester à Nantes.

- Jusqu'à un certain point.

- Exactement, c'est ce que je viens d'expliquer. Je suis persuadé que si Max Bossis était allé en Italie, il aurait fait un bond fabuleux. Là-bas, il ne se serait pas mieux entraîné, mais au niveau des exigences, cela n'aurait pas été la même chose. Le joueur, lorsqu'on lui rappelle : "Monsieur, vous avez été acheté pour...", il accepte les contraintes de l'entraînement et les autres. Il ne faut pas qu'il se loupe. Sinon, il contrôle. C'est ce qui m'a toujours frustré ici.

- N'est-ce pas votre rôle ?

- (Il coupe.) D'être déjà à la relance, avec des gens qui sont tout neufs ? Vous vous foutez de moi. Je veux bien former, mais les exigences de la compétition, ça m'intéresse autrement pour élever leur niveau de jeu justement.


"Il y a meilleur que nous"

- Où allez-vous dans ces conditions ? Nantes n'a pas l'étoffe d'un champion ?

- Ah, non ! Il y en a qui sont bien meilleurs que nous.

- Pas tant que ça ?

- Ils sont plusieurs.

- Qui ?

- Paris, Marseille, Monaco, Bordeaux, Auxerre, c'est au-dessus.

- Vous en rajoutez ?

- Non, quand on analyse bien notre effectif et notre niveau de jeu, nous sommes à notre place. Point final. Les résultats le prouvent, et ce que je vois chaque jour également. Nous n'avons plus notre vitesse de la saison passée, notre disponibilité. Il y a un an, on faisait des vagues, là ce sont des vaguelettes. Sauf quelques matches.

- Vous avez une image très positive par rapport à d'autres.

- Nantes plaît bien, je ne dis pas le contraire.

- N'a-t-on pas de plus en plus besoin de cette forme de jeu ?

- Attention, il faut aussi que ça corresponde à ce que nous faisons et que nous n'oublions pas certaines choses. On a trop tendance à ne retenir que les saveurs de la victoire. On ne retient pas comment on l'a construit.


"Hoddle était une vraie vedette"

- Un titre ne vous paraît pas envisageable ?

- On sera peut-être champion, mais pas cette année.

- Avec Loko, Ouédec, N'Doram, Pedros, Karembeu, Ferri, Makélélé... Nantes est pourtant armé.

- Pour être champion, ce n'est pas un match sur cinq qu'il faut réussir. Or, Japhet a été blessé. Et Karembeu ? Je veux bien, mais le talent sans discipline, c'est quoi ? Il n'y a pas pire. Ça file un bazar dans une équipe.

- On en a eu l'illustration ailleurs.

- C'est la maladie des joueurs professionnels français. Entre toutes les bêtises qu'ils peuvent dire et le peu qu'ils font, c'est dingue. Mais c'est également votre faute. La presse en fait un jeu. Les joueurs sont de véritables marionnettes. Je me demande s'ils n'ont pas compris ce jeu et s'ils ne le jouent pas délibérément. Il y en a qui maîtrisent ça très bien. La force de ce qu'ils représentent les autorise à dire tout et n'importe quoi.

- On ne les oblige pas.

- Non, mais c'est hyperdécevant. Cela situe l'individu. La star n'a jamais ce type de comportement. J'ai cité récemment une anecdote concernant Glenn Hoddle à Monaco : il donnait, paraît-il, un coup de main au jardinier du stade et avait la même attitude vis-à-vis du guichetier, du président ou du prince. La vraie vedette, c'est ça. Elle est naturelle, normale, mais ce n'est pas donné à tout le monde.

- Récemment, il a été beaucoup question de vous dans un autre domaine, celui de la sélection nationale. Vous avez - cette fois - dû être satisfait que votre nom soit avancé.

- (Bref et très direct.) Cela ne m'a jamais tracassé.

- C'est tout ?

- Oui, il y a eu une réflexion de Noël Le Graët, je crois. C'est ainsi que mon nom a été cité, mais il ne m'a jamais appelé.

- On dit pourtant qu'il vous a téléphoné.

- Complètement faux. Vous pouvez lui demander. S'il était venu me voir, j'aurais été amené à dire plus de choses, mais cela n'aurait rien changé à ma décision.

- Vous n'étiez pas intéressé par l'équipe de France ?

- Je n'y avais même pas pensé. Avant que je puisse m'engager quelque part, il faut que je prévoie, que j'anticipe. Cela ne m'a même pas traversé l'esprit.

- Vous n'avez pas été indifférent au fait que le président de la Ligue ait songé à vous.

- Il a de l'estime pour moi, je crois. La manière naturelle et spontanée dont Nantes joue va dans son sens, il me l'a déjà dit. Maintenant, qu'il ait eu des projets, c'est possible. Il peut sans doute vous répondre.


"Je ne serai jamais d'accord avec les joueurs"

- Seriez-vous prêt éventuellement à vous engager si les circonstances le voulaient ?

- Mais je ne serai jamais d'accord avec les joueurs. C'est cuit à l'avance. Je ne peux pas accepter toutes les conneries qu'ils balancent, ce qui n'enlève rien à leur valeur intrinsèque. Il y a trop de manques, et je réfute tout ça. Si on veut dégager une mentalité de jeu, il faut une mentalité qui soit inattaquable au niveau de chacun.

- Pour quelles raisons votre discours ne passerait-il pas ?

- Je ne fais pas le poids, et j'en rigole.

- N'est-ce pas la solution de facilité ?

- Peut-être, mais où est-elle ? Les joueurs sont plus forts.


"Aimé Jacquet a l'esprit revanchard"

- Partant de là, c'est ingérable ?

- Ce n'est pas évident. Avant leur dernier match contre le Portugal, les Italiens n'étaient pas clairs. Eh bien, ils ont fait ce qu'il fallait pour la qualification. Il y a des priorités. Ils se sont effacés, ils ont montré de l'humilité. Ils en ont été capables. Est-ce que nous, dans notre mentalité, nous sommes en mesure de nous conduire de la sorte ? Je n'en suis pas certain.

- On devine que vous ne voudriez pas être à la place d'Aimé Jacquet, ou que vous n'auriez pas voulu être à celle de Gérard Houllier ?

- Je ne dis pas ça, je n'y ai jamais pensé.

- Vous avec une opinion sur le choix ?

- Aimé ?

- Oui.

- Si je parle d'Aimé comme je veux en parler, cela va être interprété plus ou moins bien par rapport à Gérard. Ils sont différents. Aimé sera-t-il mieux que Gérard ? C'est possible, à condition que la balle tape la barre, et qu'elle ne passe pas juste en dessous.

- Ça se joue là-dessus ?

- Je n'interprète pas ainsi, ce n'est pas seulement ce match-là. On en a assez dit, on a tout dit. Alors, Aimé, Gérard, un autre... il n'y a que le sélectionneur en poste, Aimé aujourd'hui, qui saura s'il a l'adhésion du groupe ou pas. Dans le regard, il verra tout de suite si ça peut passer. Tout se joue là. Le reste, c'est nul, c'est zéro.

- Quels sont les joueurs susceptibles d'apporter un nouvel élan ?

- On me connaît, je n'ai pas à donner de noms. Je n'ai pas à dire, celui-ci n'est pas mal.

- N'avez-vous pas parlé de Gourvennec, le Rennais ?

- Un journaliste m'a parlé de lui, ce n'est pas pareil. Il y a une chose importante, c'est la discipline de jeu. Elle doit être très librement acceptée, et les joueurs ne peuvent pas ne pas la respecter dans le moindre détail, le geste le plus anodin. Autrement, c'est la porte ouverte à tout.

- Vous souhaitez bon courage à Aimé Jacquet ?

- Pourquoi ? Ce qui est bien chez lui, c'est comme chez tout joueur. Il en a pris plein la figure, il a l'esprit revanchard et il est hypermotivé. Ces mecs-là ont des réactions extraordinaires. Ils sont très performants.

- Est-ce suffisant ?

- On n'y échappe pas. Nous sommes tellement excessifs aujourd'hui. La modération n'existe pas. Tout repose donc sur des rapports de force. Le coach est sûrement maladroit quelquefois, mais il doit protéger le groupe, et s'il y en a deux ou trois qui ne veulent pas s'effacer, c'est la catastrophe, ça devient injouable. Et je ne suis pas un saint.


"Ça s'est joué bien avant la Bulgarie"

- D'où une marge de manoeuvre assez étroite ?

- Le crédit de l'entraîneur est en rapport avec ses compétences, ce sont ses décisions. Il n'a pas intérêt à se tromper. Et quand il s'agit d'émettre des critiques, la plupart du temps dans les journaux, les joueurs ne sont pas en retard. A ce jeu-là, ils sont très costauds. Ils infiltrent, ils cherchent des trucs au détriment du groupe. Si nous ne sommes pas allés là-bas, ça s'est joué bien avant la Bulgarie... je n'en dis pas plus. Mais c'est très dur.

- L'essentiel se situe où en définitive ?

- Il faut que les joueurs soient motivés pour ce qu'ils font tous les jours.

- Avez-vous toujours raisonné ainsi ?

- Je n'ai fonctionné que comme ça, c'est même fatigant. Mais je ne veux pas penser à autre chose, ce serait complètement superficiel.

- Autre chose ?

- Le vrai problème, ce sont les relations avec la presse, la télé, les problèmes de contrats, les discussions diverses, tout ce qui éloigne du terrain... Je l'avais dit quand j'avais arrêté. Je passais plus de temps dans mon bureau qu'à entraîner. A partir de là, tu es mort."


Jean-Marie LORANT, à Nantes.
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Messagepar passereau » 28 Mai 2008 18:20

Merci !
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Messagepar Gui » 28 Mai 2008 18:27

Merci :-)
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Messagepar Kbes » 28 Mai 2008 19:52

Del' 8)
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Messagepar Felixss the cat » 28 Mai 2008 20:29

:smt023 Delnaja
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Messagepar canari85 » 28 Mai 2008 20:40

merci
beaucoup d'émotions
gourvenec.....
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Messagepar jonaldo » 28 Mai 2008 20:51

Au fait, j'en profite pour demander, parce que je n'ai jamais eu le fin mot de l'histoire:


Pourquoi a-t-on accusé Suaudeau de racisme à l'égard de Karembeu?
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Messagepar ellm » 28 Mai 2008 21:03

C'est un malentendu très con en fait ! :lol:

A l'époque, Suaudeau avait l'habitude de déguster un peu de chocolat blanc après les entrainements difficiles. Mais attention, pas n'importe quel chocolat hein, que du bon.

Un jour, un gars du staff qui voulait fayoter un peu lui propose quelques carrés de Galak.
Tu te doutes bien que Suaudeau l'a envoyé chier vite fait avec son chocolat au rabais...

"Bordel, combien de fois il faudra que je dise que je n'aime pas le Galak !"

Et là, c'est le drame !!!
Karembeu qui passait dans les couloirs a entendu "...je n'aime pas ce Kanak !" :shock:

Depuis, cette histoire de racisme s'est propagée... un belle connerie tout ça... :roll:
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Messagepar jésus t'es naze arrête » 28 Mai 2008 21:09

Il cause comme un messie...
Et on apprends encore sur les bancs de la fac, les plus vieux, que "Japhet est mon prophète" :-)
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Messagepar florian44 » 28 Mai 2008 21:27

On s'en lasse pas.
Et maintenant on va tous lire une interview de DerZak :shock:
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Messagepar ar poulgwenn » 28 Mai 2008 21:40

merci Delnaja !!
c'est toujours un régal de lire du Mr Suaudeau :cry:
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Messagepar ar poulgwenn » 28 Mai 2008 21:43

florian44 a écrit:On s'en lasse pas.
Et maintenant on va tous lire une interview de DerZak :shock:

NOooooooooooooooooooooooooooooonnnnnnnn :smt103
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Messagepar Fonzie » 29 Mai 2008 10:58

Merci Delnaja, de nous rappeler combien la personnalité de JCS était complexe !

Le mec qui s'attachera un jour à écrire sa bio devra bien s'accrocher et rester sur du factuel parce que pour le reste c'est perdu d'avance !
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Messagepar os » 29 Mai 2008 11:38

merci
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Messagepar Nico56 » 29 Mai 2008 11:50

Je crois que j'ai jamais vu l'interview de quelqu'un aussi sûr de lui :shock:
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Re: Suaudeau - France Football du 1er au 7 février 1994

Messagepar Un supporter » 29 Mai 2008 16:01

Merci Delnaja.

Delnaja a écrit:- L'usure vient vite...

- C'est logique dans les progrès que font les joueurs. Ils se donnent des priorité. La synthèse aura lieu dans quelques saisons, mais à travers des exigences de clubs, et pas de coaches. C'est le cas de Desailly. Il reconnaît que je lui demandais des choses qu'il ne voulait pas faire chez nous, et qu'il accomplit désormais en levant le doigt.

- Vous le comprenez ?

- (Irrité.) Non, je ne comprends rien. Ce n'est pas honnête. (Il hésite.) Mais c'est un passage obligé. Tout le monde ne peut pas être un superjoueur, pro dans sa conscience et dans le plus petit détail. Celui qui reste la vedette dans le bon sens du terme. Il a vingt ans, il s'engage et il respecte son métier.

[...]
Ce qui m'ennuie, c'est de penser que tous les matins, on sait qu'un joueur est capable de faire telle ou telle chose. Et on ne l'obtient pas, parce que les motivations ne sont pas les mêmes dans un club formateur qu'à Marseille ou Milan.

- C'est décevant.

- Déprimant. Bah ! ils sont complètement paumés parfois, suite à des phases de transferts, et ça les amène à dire n'importe quoi.

- Les déclarations ne manquent pas depuis quelque temps.

- Je ne vais pas faire le procès des joueurs, le propos n'est pas là. J'ai cité Marcel comme ça. Ce n'est pas le premier. J'en ai eu... je ne sais pas combien. Il y a un moment où on ne peut plus leur faire faire les mêmes choses. L'acquis suffit, quoi ! Et le comble, c'est que les différends entre joueurs et entraîneurs se créent dans ces périodes.

- Avec certains joueurs ?

- Oui, il s'agit le plus souvent des leaders. Ce n'est pas leur place dans l'équipe qui est remise en cause, mais on leur demande d'être plus performants. Ils n'admettent pas ça. Des gens de ce calibre, j'en ai eu beaucoup.

[...]
- C'est la maladie des joueurs professionnels français. Entre toutes les bêtises qu'ils peuvent dire et le peu qu'ils font, c'est dingue. Mais c'est également votre faute. La presse en fait un jeu.[...]
- On ne les oblige pas.

- Non, mais c'est hyperdécevant. Cela situe l'individu. La star n'a jamais ce type de comportement. J'ai cité récemment une anecdote concernant Glenn Hoddle à Monaco : il donnait, paraît-il, un coup de main au jardinier du stade et avait la même attitude vis-à-vis du guichetier, du président ou du prince. La vraie vedette, c'est ça. Elle est naturelle, normale, mais ce n'est pas donné à tout le monde.



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Messagepar Arnem » 29 Mai 2008 16:47

Est-ce que vous vous souvenez du neuneu qui se faisait systématiquement rembarré par Coco durant les soirées de LDC pour cause de questions niaiseuses?

Et bien il est devenu notre directeur de com :shock: .
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Messagepar passereau » 29 Mai 2008 18:33

"Quand TF1 envoie des mickey pour m'interviewer, je considère cela comme une provocation"
:shock:
J'ai sans doute pas la version exacte, mais si quelqu'un s'en rappelle...
Un des meilleurs souvenirs des années Coco...
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Messagepar Tobold » 29 Mai 2008 18:41

Sublime. :-)

Quand on voit ce qu'est devenu le mickey par contre, c'est plus du galvaudage. :?
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Messagepar Numbersix » 29 Mai 2008 19:52

Merci Delnaja 8)
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Messagepar florian44 » 29 Mai 2008 20:08

Celle que j'ai le plus souvent rencontrée : "Quand TF1 m'envoie des mickeys pour m'interviewer, ils galvaudent l'image de Nantes."
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Messagepar passereau » 30 Mai 2008 10:10

HomoErectus a écrit:C'est pas "Quand TF1 envoie des mickey pour m'interviewer, l'image du club est galvaudée"?


Ah oui, c'est possible, ma mémoire me joue des tours... Mais l'esprit reste le même. Il devait quand même être assez imbuvable le père Coco, surtout pour les mecs qu'il avait dans le pif.

Ah, le FCN d'il y a 10 ans (15 en fait...) qui érigeait Coco en gardien du temple et qui se permettait de remettre à leur place les gogos pseudo "connaisseurs" estampillés TF1, et le comparer à l'ersatz actuel, dans lequel le dit gogo a une place en haut de la hiérarchie alors que Coco s'est retiré de la vie du club et profite du bon temps en dehors du foot... :shock: :(

Quelle tristesse, quelle déchéance !
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Messagepar jonaldo » 30 Mai 2008 18:06

jonaldo a écrit:Au fait, j'en profite pour demander, parce que je n'ai jamais eu le fin mot de l'histoire:


Pourquoi a-t-on accusé Suaudeau de racisme à l'égard de Karembeu?


Personne pour une vraie réponse?


Le fil "histoire du club" aurait-il changé? :shock:


Plus aucun vrai spécialiste?
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Messagepar Krom » 30 Mai 2008 18:12

Merci :D :D
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