Le Chili futur champion du monde

Pour ceux que le FCK désespère, ailleurs c'est parfois mieux.

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Re: Le Chili futur champion du monde

Messagepar howie » 28 Fév 2018 20:12

Reprise du dernier message :
J'espère sincèrement que Rueda enverra du lourd avec le Chili, comme il a envoyé du lourd avec l'AN.
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Re: Le Chili futur champion du monde

Messagepar sansai » 28 Fév 2018 20:43

zamorano a écrit:Oh, et à part ça, j'ai beaucoup aimé la première conférence de presse de Rueda, après une tournée chez les joueurs en Europe et au Mexique. Franc, réaliste, qui pose clairement qui est le patron. On a appris que Pizzi avait voulu jouer la coupe des confédérations avec une équipe jeune, mais que les cadres ont fini par le retourner. Qui t'explique que si on ne prépare pas la transition de cette génération dès maintenant on va dans le mur, prenant l'exemple colombien post 90's. Qui confirme que Bravo et Vidal sont des têtes de con et vont devoir régler leurs problèmes très vite. Qui t'annonce dès le départ que les concentrations de la sélection sont faites pour travailler et qu'il n'y a pas de place pour des jours libres. Que l'élimination du mondial a été le produit d'un excès de confiance et du manque de préparation du à la confédérations.

Ce n'est peut-être qu'un discours, mais ça change de Pizzi qui était très conformiste, prendre les matchs les uns après les autres et les trois points.

Plus facile aussi de profiter du changement du rapport de forces avec les stars de la sélection, après une élimination prématurée, pour changer de discours (et éventuellement de méthodes).
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Re: Le Chili futur champion du monde

Messagepar zamorano » 04 Mars 2018 13:45

Évidemment. Mais c'est toujours agréable d'avoir un sélectionneur qui est disposé à répondre à toutes les questions, et même à causer un peu de football. Une chose qui est continuellement revenue dans le discours : les "micro-cycles". Vu que personne ne savait de quoi il s'agissait, la réponse est dans les actes. Première liste de joueurs, tous locaux, tous jeunes (18-24 ans sauf pour Opazo et Vilches, 27 et 26), tous convoqués lundi pour les voir, les évaluer et créer une base de données pour l'avenir.

L'intéressant est que ce n'est clairement pas une sélection locale, mais vraiment une revue d'effectif de ceux qui pourraient à terme arriver au niveau international. Par exemple chez les gardiens, on a Collao, prêté par la U à Cobreloa en deuxième division, Urra et Cortés, remplaçants à Huachipato et Colo Colo. D'autres sont des talentueux mais qui se sont perdus physiquement ou mentalement, comme Bolados ou Vejar qui sortent d'une saison presque blanche et recommencent à jouer depuis peu.



Sinon, après la déconvenue de mardi, réception de Huachipato, une des équipes en pleine bourre. Pour l'occasion, César Pinares avait enfin reçu l'autorisation de jouer et était aligné dès le coup d'envoi. Campos revenait aussi, sortaient Suazo et Valdés. Sur le papier, Pinares devait être le latéral-milieu gauche, mais dans les faits il s'est bien recentré, laissant Baeza couvrir le côté. Ce qui donnait un étrange :

------------------------ Orión
---- Zaldivia --- Insaurralde --- Campos
Opazo ------- Carmona ----- Baeza
----------------- Valdivia ----- Pinares
--------------Paredes --- Rivero

Tout par mal avec un but d'entrée de Huachipato sur un cf très mal défendu. Après vingt minutes de cafouillage dues à la pression haute, l'équipe s'est un peu remise en ordre avec un golazo de Rivero. Paredes rate, comme d'habitude, un péno obtenu par Opazo. Carmona et Baeza distribuent les taquets. En seconde mi-temps Valdés remplace Campos, Baeza passe en défense, Pinares au milieu et Pajarito comme ailier gauche. Là on a vu ce que Pinares peut apporter, avec une belle ouverture pour Paredes qui n'a qu'à servir Rivero.
2-1, fermez boutique, Valdivia reste 5 minutes au poteau de corner pour gagner du temps et pleurer auprès de l'arbitre, prend une balayette, puis un jaune, au point qu'Opazo termine par le secouer un peu pour qu'il joue et arrête de geindre. Déjà le deuxième match où l'on voit le latéral devoir aller raisonner son génial crétin d'aîné. Frayeur à la 87e avec une barre de Huachipato, par Caraballo, nouvelle trouvaille de leur filière de recrutement vénézuelienne, après Soteldo et Romulo Otero.

Ce fut loin d'être brillant, mais après trois mauvais résultats, il fallait gagner pour reprendre confiance. Prochain match le 14 à La Paz contre Bolivar, soit plus ou moins la moitié de la sélection bolivienne. Déplacement comme toujours apocalyptique à cause de l'altitude et où il faudra impérativement prendre au moins un point, sous peine d'être condamné à l'exploit pour sortir du groupe. Rien que d'imaginer Valdés et Paredes à 3500m, j'en frémis. :smt100

Pour l'anecdote folklorique, c'était le troisième match officiel de Pinares avec le club, 9 ans après son départ. Son premier avait été en 2009, un match de coupe contre la sélection de Rapa Nui, joué à Hanga Roa.
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Re: Le Chili futur champion du monde

Messagepar zamorano » 13 Mars 2018 15:37

Semaine cruciale sur le plan international, avec le début de la U contre Vasco da Gama et le déplacement du Colo contre Bolivar.
Cruciale, car les résultats de la saison ont été catastrophiques. Pire, l'an passé, les clubs chiliens ont été les plus mauvais dans les compétitions continentales. Cette année, Everton s'est fait sortir par Caracas en perdant son football à domicile (1-2) et le retrouvant trop tard à l'extérieur (0-1), Unión devait faire un nul contre Sport Huyancayo et en a pris trois dans la valise après un match mesquin à tout point de vue, la U de Conce en a pris quatre à domicile contre Vasco. La saison dernière, O'Higgins s'est fait sortir par la Fuerza Amarilla. En résumé, à part Vasco (surtout comparé à l'UdeC, équipe sans argent, sans public, sans grande histoire), que des équipes que l'on pourrait considérer comme de seconde zone.

Pour expliquer ces résultats, un argument revient de plus en plus : l'héritage bielso-sampolien. Pas l'idée même, mais son application, et cela me semble assez juste. Le championnat chilien est très agréable à voir, la plupart des entraîneurs pensent beaucoup à attaquer, sortir en jouant, ce qui donne des matchs "de ida y vuelta", d'aller-retour, avec pas mal de buts. Sauf qu'on oublie souvent de défendre. On oublie que sur la route de l'Afrique du Sud, la Roja de Bielsa faisait plus de fautes et prenait plus de cartons que celle de son prédécesseur Acosta. On oublie que la U de Sampa était une équipe de morts de faim capable d'étouffer n'importe qui.

En conséquent, une grande partie des gros scores est le produit de carences défensives, ce qui implique que le grandiose football d'attaque dont se réclament les entraîneurs n'est pas aussi travaillé et efficace qu'il devrait l'être. On le voit, il suffit qu'une équipe vienne attendre un peu, ferme les vannes et ressorte vite pour prendre à défaut l'essentiel des équipes locales. Aujourd'hui, la Católica est première et invaincue en jouant un football équilibré, solide derrière et efficace devant, qui n'écrase personne mais gagne sans trop se faire peur. L'an dernier, Colo Colo domine le championnat à partir du moment où il commence à se regrouper derrière et à profiter des largesses des équipes qui se lancent à l'abordage. L'Unión de Palermo réussit ses meilleurs résultats, malgré un effectif ultra-court, avant tout grâce à une défense en béton (avant que celle-ci ne termine par exploser en fin de championnat). La U s'est actuellement ressaisie après le retour d'une défense à trois plus les latéraux, en finissant avec les boulevards laissés durant le dernier semestre.

Un autre argument serait le caractère des joueurs. Je l'ai entendu de la voix d'Hugo Tocalli, longtemps entraîneur des sélections de jeunes argentines, puis plus tard chiliennes. Selon lui, le footballeur chilien a du talent, mais il lui manque l'attitude. Il cite son expérience chez les jeunes argentins, qui quand ils ne sont pas retenus repartiraient en chialant/furieux, tandis que les chiliens le prendraient à la coule. Il parle aussi d'une difficulté à passer un cap lors des compétitions, de changer le processeur entre les amicaux/championnat local et les matchs couperets à l'international. Cette dernière affirmation s'est largement confirmée avec les récentes sélections de jeunes, qui ont des résultats corrects durant les mois de préparation et deviennent ridicules en compétition.

D'autres disent que le niveau des joueurs a baissé. Là je serais moins sûr. Quand Sampaoli reprend la U, il trouve un Marcelo Díaz latéral, un Edu Vargas qui se morfond sur le banc ou joue ailier, fait venir un Aránguiz qui s'était perdu à Quilmes. Il en fait les piliers de son équipe et de la sélection. Ce qui pointerait plutôt la responsabilité des entraîneurs, qui ne feraient pas ou peu progresser leurs joueurs.

Une dernière explication possible serait que le championnat chilien serait devenu une espèce d'école pour entraîneurs argentins. Ceux-ci arriveraient sans grande expérience et seraient embauchés par des dirigeants qui avaleraient tous les beaux discours à base de football offensif. Il est vrai que, bien que cette saison soit un cas extrême, sur les 16 entraîneurs de première division, on a cinq Chiliens, un Espagnol et dix Argentins. Parmi eux, Larcamon, troisième saison comme entraîneur (deuxième au Chili après un an au Venezuela), Ameli, idem (deux ans au Pérou), Cavalieri qui a débuté avec Palestino après avoir été assistant de Guede. Plus d'autres plus reconnus comme Palermo ou Gabi Milito, mais qui sont encore assez jeunes dans le métier. Curieusement, le seul Européen, Beñat San José, était arrivé à Antofagasta comme fervent Sampaolo-bielsiste (là encore avec une expérience minimale), mais est revenu, après un passage à Bolivar, converti à un style nettement moins flamboyant. Du coup, il est premier du championnat.
Bon, difficile de de généraliser, Sampaoli était un inconnu à son arrivée au Chili, Guede venait de la Nueva Chicago avant de briller à Palestino.

Edit : Oups, pensais pas écrire autant. :-D
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Re: Le Chili futur champion du monde

Messagepar zamorano » 14 Mars 2018 21:52

Plus court cette fois-ci, promis. :-D
En attendant 23h30 et le déplacement à La Paz (avec encore plus de pression vu que la U a battu Vasco), la première vraie liste de Rueda, 24 joueurs pour des amicaux contre la Suède et le Danemark. Bravo a décliné, pas le temps de venir, le banc de City n'étant pas assez ciré. :roll:

Gardiens :

Johnny Herrera - U de Chile
Gonzalo Collao - Cobreloa
Brayan Cortés - Colo Colo

Défenseurs :

Miiko Albornoz - Hannover 96
Jean Beausejour - U de Chile
Paulo Díaz - San Lorenzo
Valber Huerta - Huachipato
Mauricio Isla - Fenerbahçe
Igor Lichnovsky - Necaxa
Guillermo Maripán - Deportivo Alavés
Gary Medel - Besiktas
Enzo Roco - Cruz Azul

Milieux :

Charles Aranguiz - Bayern Leverkusen
Pedro Pablo Hernández - Celta
Erick Pulgar - Bologna
Diego Valdés - Monarcas Morelia
Arturo Vidal - Bayern München

Marcos Bolados - Universidad Católica
Nicolás Castillo - Pumas
Felipe Mora - Cruz Azul
Martín Rodríguez - Cruz Azul
Ángelo Sagal - Pachuca
Alexis Sánchez - Manchester United
Eduardo Vargas - Tigres

Pour une première, évidemment que les anciens sont là, sauf Jara, ce qui doit être la première fois depuis de longues années, hors suspensions, le Gato Silva et Marcelo Díaz, plus curieux vu que Rueda a spécialement évoqué sa réunion avec lui, le couvrant de louanges sur sa vision du foot (se préparant déjà pour devenir entraîneur).

Retour du local de l'étape, Albornoz, des deux défenseurs qui montent, Paulo Díaz et Maripan, et d'un duo qui n'a plus dû être associé depuis les U20 de la Roja et de la U, Huerta et Lichnovsky. Au milieu, les habituels plus Diego Valdés, ancien 10 d'Audax qui s'est bien installé à Morelia. Devant, les quatre 9 mexicains, plus Bolados et Martincito en doublures (?) de Sánchez qui doit se dire qu'il n'aurait pas dû écouter l'appât du gain et suivre Guardiola plutôt que l'autre escroc.

Collao et Cortés comme gardiens d'avenir. Situation compliquée chez les gardiens, Bravo est le plus grand de l'histoire mais un pauvre connard, Herrera toujours apte mais vieillissant, Toselli sur le banc au Mexique. Sur les trois annoncés comme l'avenir depuis quelques saisons, Darío Melo et Castellon se sont retrouvés relégués sur le banc à Palestino et Wanderers, Cortés a signé à Colo Colo en sachant qu'il serait doublure pour au moins un an. Collao pourrait donc avoir un bon coup à jouer, même en évoluant en D2, sachant qu'il appartient à la U et n'a que 20 ans.

Après, première liste, avec tout ce que ça implique d'essais et de choix étranges, du moins en apparence (quatre 9, trois latéraux, cinq centraux). On est en phase d'acclimatation et de découverte mutuelle avec Rueda. Nul doute qu'il y aura beaucoup de changements à l'avenir.
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Re: Le Chili futur champion du monde

Messagepar zamorano » 15 Mars 2018 11:01

Un bon point ramené des hauteurs, quoiqu'il aurait peut-être été possible de faire mieux. Sans Valdés et Pinares, blessés, ni Paredes sur le banc, Guede profitait enfin du retour de Barroso.

------------------------ Orión
---- Zaldivia --- Insaurralde --- Barroso
Campos --- Carmona --- Baeza ---- Opazo
------------------------- Valdivia
-------------------------------------------------
-------------------------------------------------
-------------------------------------------------
----------------- Rivero ----- Orellana

Dans les faits, c'était presque une défense à cinq, jouant très (trop) bas et cherchant à jouer le plus vite possible sur les deux pointes chargées de faire un miracle, sans soutien ou presque si ce n'est Valdivia quand il pouvait. Conséquence, on n'a pas vu le ballon de la première demi-heure et Orellana était bouilli à la pause. Bolivar avait commencé par taper la barre à la trentième seconde, puis marquait sur un péno douteux (mais après rebond de Barroso), l'exécution l'étant encore plus, Arce glisse, tape le cuir du droit puis du gauche, le ballon part du côté opposé à celui choisi, Orión est pris à contre-pied.

Après le but, l'équipe tente enfin de jouer un peu, à tenter de faire quelques passes de plus avant de balancer. Baeza commence à accompagner les attaques, tout comme Opazo. Et c'est bien suffisant pour égaliser, tant Bolivar est moyen. Rivero reprend un ballon sur un corner, rebonds, but. En deuxième période, rien à signaler si ce n'est une frappe de loin de Baeza que Quiñones sort, une seconde barre de Bolivar sur une tête de Riquelme.

Maintenant, faut impérativement prendre les points à domicile contre eux, et si possible faire le plein contre Delfín, qui en a pris quatre contre Atlético Nacional. Si les Colombiens pouvaient aussi aller prendre quelques points à l'extérieur, ça nous arrangerait bien.
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Re: Le Chili futur champion du monde

Messagepar zamorano » 16 Mars 2018 14:42

Bravo complètement à côté de la plaque.

En fait, il ne vient pas parce que la fédé n'a pas accepté d'engager Julio Rodriguez, l'entraîneur de gardiens qui l'a formé (et qui travaille aujourd'hui pour l'école de gardiens de Bravo, plus en pros vu qu'il s'est fait lourder de la U puis lors de son second passage à Colo Colo). Pasque tu comprends, les entraîneurs de gardiens déjà sous contrats ils sont tous nuls, c'est eux qui l'ont blessé pendant la coupe des confédérations, et pis y'en a un qu'est gros, si c'est pas une preuve qu'il est nul, hein. Je reprends presque mot pour mot ses paroles.

Et pour montrer que tout ça n'était pas qu'un cirque de gamin gâté, il sort une seconde interview que nan, mais en fait le problème ce n'est pas Julio Rodriguez, c'est que tout est mal fait à l'ANFP, que Juan Pinto Duran (notre Clairefontaine) est une ruine, que la formation est à chier et que tout le monde est là par copinage (regarde ce que tu demandes d'abord, ducon). Ce qui n'est pas faux, mais c'est quoi le rapport ? Et pour enfoncer le clou, que Salah, le président de l'ANFP, ne l'a même pas contacté, qu'il ne le voit jamais, et que quand même, avant c'était pas la même chose, Sergio Jadue était tout le temps avec les joueurs, qu'il les écoutait et venait discuter avec eux dans les vestiaires. Bon, c'était un mafieux de premier ordre, mais ils savaient pas et c'était bien plus sympa d'avoir un président qui était là rien que pour eux.

Bon, il est gentil le Claudio, mais avec son chantage basé sur l'idée qu'il n'a pas de remplaçant au même niveau, il peut aller se faire foutre. Merci pour tout ce qu'il a apporté, mais si Rueda veut montrer que les choses ont un poil changé, il se doit de lui montrer la porte à grand renfort de coups de pied au cul. Et tant pis si on doit jouer avec Herrera en attendant qu'un jeune s'installe.
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Re: Le Chili futur champion du monde

Messagepar sansai » 16 Mars 2018 14:56

Ouaip. :(
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Re: Le Chili futur champion du monde

Messagepar zamorano » 19 Mars 2018 16:20

Allez, et une défaite ridicule contre l'U de Concepción, une.
Guede avait fait tourner après le déplacement en Bolivie :
------------------------ Orión
---- Zaldivia --- Insaurralde --- Meza
Opazo ---- Valdés --- Suazo ---- Véjar
------- Berríos --- Pinares
--------------------- Rivero

Si quelqu'un trouve que ça ne ressemble à rien, il a raison. Pinares avait montré être plus à l'aise un peu en retrait, il se retrouve presque en soutien du 9. Dans sa longue déchéance, la dernière chose que réussit Valdés sont les dribbles, pan, à côté du 6. 6 qui est peut-être le joueur le plus friable de l'équipe. Berríos dans un poste stupide consistant à attaquer sur le côté et à revenir boucher les trous que laisse Valdés qui n'a plus les cannes pour défendre.

Comme lors des derniers matchs, 15 minutes offertes à l'adversaire, avec un arrêt décisif d'Orión à la clef. Réveil plus tard, Rivero reçoit une passe en profondeur de Sazo, élimine sur le contrôle, coup de canon croisé du gauche, nouveau golazo de l'Uruguayen.

Pinares se blesse. Guede le remplace par Provoste, 17 ans, 5-6 matchs pros, visage d'enfant et tendre comme une jeune pousse et se fait manger tout le match. Ce n'est pas comme s'il avait Carvallo sur le banc, revanchard et qui sort d'une saison complète en prêt.

Véjar continue avec succès le numéro de fantôme entamé il y a plus d'un an. Suazo se débat en solitaire contre tout le milieu du Campanil. Derrière, ça tient jusqu'à une erreur de marquage sur coup-franc, Pineda reprend et égalise. L'UdeC gagne sur un péno obtenu par une énorme simulation.

Peu ou pas d'animation offensive, et c'est là que le bât blesse le plus. Sur les quatre derniers matchs, rien. Actions individuelles de Rivero ou chevauchées fantastiques de Baeza sont les seules options à l'éternel "donne la balle à Valdivia et attend le miracle". Seul Opazo tente un peu de proposer sur le côté, sans grand succès.

Guede a un effectif assez particulier : pléthore de centraux, quelques milieux offensifs bons passeurs (Valdivia, Pinares, Carvallo, Provoste/Villanueva), des latéraux + relayeurs hyperactifs et rapides (Suazo, Berríos, Opazo), des attaquants mobiles dont un peu jouer en remise (Rivero) et l'autre prendre l'espace (Orellana). En bref, un effectif pour mettre du rythme, proposer des appels, courir dans tous les sens. Personne ou presque n'est capable d'éliminer à répétition, pas de gros tank pour tout prendre devant, la seule solution est de jouer vite et à terre. Et pourtant, on ne voit presque pas de mouvement, d'appels tranchants.
Désespérant, et difficile de ne pas y voir la responsabilité de l'entraîneur.

Au moins, Meza est revenu, seulement quatre mois après une rupture d'un des croisés.
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Re: Le Chili futur champion du monde

Messagepar zamorano » 24 Mars 2018 16:56

Première compo de l'ère Rueda :

Curieux de ne pas commencer avec Paulo Diaz en défense, autant Maripan me plait, autant Roco... Medel est suspendu.
Match à domicile, quelques 20 000 Chiliens annoncés.
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Re: Le Chili futur champion du monde

Messagepar zamorano » 24 Mars 2018 23:19

Victoire 1-2 difficile à évaluer. Une chose, si le système ne changeait pas trop par rapport à Pizzi (surtout son époque avec trois attaquants), on a vu les gars retrouver l'état d'esprit d'avant, la frustration d'avoir loupé le mondial par connerie générale semble faire effet.

La paire de centraux devait être la plus haute depuis je ne sais quand, peut-être même de l'histoire de la sélection, les deux étant autour du mètre 90. Ils n'ont pas eu grand chose à faire, la Suède ayant appliqué le plan qui les a fait sortir l'Italie : défendre, et plutôt bien. Ceci dit, sur une de leurs rares actions construites, ils marquent. Joli but d'ailleurs. J'étais surpris de ne pas voir Paulo Diaz, de loin le plus rapide et le plus propre techniquement des centraux disponibles, il est entré en fin de match, mais à la place d'Isla, soit au poste qu'il occupe assez souvent à San Lorenzo (faut dire qu'il a joué partout, latéral droit ou gauche, central, au milieu). Ça peut être une option si l'on souhaite fermer le couloir.

Pour rester côté droit, Sagal a repris le rôle qu'avaient Fuenzalida ou Puch. Gros moteur, toujours présent pour revenir, parfois avec trop d'entrain, commettant quelques fautes. Le souci, c'est qu'étant gaucher exclusif et pas non plus un grand dribbleur, il perd un peu de spontanéité en attaque, lui qui a aussi connu tous les postes, formé latéral gauche et jouant maintenant souvent en pointe.

Vidal énorme, Aranguiz comme d'hab, el Tucu correct. Sanchez dépressif, espérons que Mourinho se casse vite de Manchester. Castillo a remplacé un Vargas peu en vue, et a fait du Castillo, soit des tentatives de frappe dès qu'il peut, des remises et du combat (il passe à un doigt de contrer un dégagement du gardien). Diego Valdés est entré mais n'a pas été trop en vue à son entrée, tout comme Bolados, qui s'est cependant offert un but pour sa première cape, reprenant un ballon repoussé par le gardien.

Comme toujours aimé ce cher vieux Beausejour, qui traverse un bon moment avec la U. En voilà un qui ferait un super capitaine quand Medel n'est pas là, non que je doute de Sanchez, mais ses qualités de leader, bon...



Oh, et sur les amicaux du week-end, Amsud 6 - Europe 0. :-D
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Re: Le Chili futur champion du monde

Messagepar sansai » 25 Mars 2018 0:29

C'est quoi ce but de Vidal. :bravo:

Le cou du pied improvisé avec un saut de cabri sur un ballon qui revient sur lui presque par hasard, et qui part à 120 km/h en pleine lucarne. \:D/

Sinon, je viens de voir la Suède mettre un but en combinant et en redoublant les passes à une touche, et je suis comme ça : :smt107
Ça avait pas dû leur arriver depuis Tomas Brölin.
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Re: Le Chili futur champion du monde

Messagepar zamorano » 25 Mars 2018 0:59

Honnêtement, j'ai eu l'impression que s'ils ne s'enfermaient pas dans leur volonté d'être solide et de marquer sur un coup de bol, les Suédois pourraient proposer quelque chose de bien plus sympa à voir. Que ça soit plus efficace que leur plan actuel, c'est moins certain. Bien aimé Forsberg, par lequel presque toutes les actions dangereuses sont passées.
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Re: Le Chili futur champion du monde

Messagepar Vikingix » 25 Mars 2018 6:13

sansai a écrit:C'est quoi ce but de Vidal. :bravo:

Le cou du pied improvisé avec un saut de cabri sur un ballon qui revient sur lui presque par hasard, et qui part à 120 km/h en pleine lucarne. \:D/


De mémoire, Luis Fernandez marque un but similaire en Espagne lors des éliminatoires de l'Euro 92.
Il me semble même qu'il l'a fait 2 fois.

J'aimais beaucoup ce geste. Je me rappelle d'ailleurs avoir tenté de le reproduire en jouant contre des potes. Un beau drop à la clé :-D
Dernière édition par Vikingix le 25 Mars 2018 6:24, édité 1 fois.
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Re: Le Chili futur champion du monde

Messagepar Vikingix » 25 Mars 2018 6:23

Alors en fait c'était en match amical, en 88 (à 2'35")


Mais il a bien marqué un second but ayant des similitudes dans le geste lors des éliminatoires, toujours contre l'Espagne
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Re: Le Chili futur champion du monde

Messagepar Kbes » 25 Mars 2018 14:11

C'est marrant, j'avais dans ma tête que les journalistes avaient à l'époque appelé ce geste la bicicleta, mais aucune occurrence avec Luis Fernandez sur google :smt017
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Re: Le Chili futur champion du monde

Messagepar Delnaja » 25 Mars 2018 14:46

Il y avait Pedros aussi qui aimait bien tenter ce genre de geste (en version un peu kung-fu).

Sinon, ça fait aussi penser à un des plus beaux buts de l'histoire de la L1, celui de Marlet contre Lens.
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Re: Le Chili futur champion du monde

Messagepar sansai » 25 Mars 2018 15:07

Kbes a écrit:C'est marrant, j'avais dans ma tête que les journalistes avaient à l'époque appelé ce geste la bicicleta, mais aucune occurrence avec Luis Fernandez sur google :smt017

J'avais "bicyclette" en français dans la tête, mais ouais, même souvenir.
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Re: Le Chili futur champion du monde

Messagepar zamorano » 25 Mars 2018 15:46

Les bicicletas en espagnol, ce sont plutôt les passement de jambe. Pas de nom en particulier qui me vienne à l'esprit pour ce genre de geste.
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Re: Le Chili futur champion du monde

Messagepar Vikingix » 26 Mars 2018 4:18

Perso j'aurais appelé cela ciseau
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Re: Le Chili futur champion du monde

Messagepar zamorano » 27 Mars 2018 17:54

SI quelqu'un veut un Chili - Danemark : http://futbolchile.net/2018/03/26/dinam ... echa-fifa/

Avec Medel pour la première fois au milieu depuis les temps lointains du Bichi Borghi, Aranguiz qui sort, Paulo Diaz à la place d'Isla et Castillo pour Vargas.
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Re: Le Chili futur champion du monde

Messagepar howie » 27 Mars 2018 18:53

Il est aussi sur Bein 4.
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Re: Le Chili futur champion du monde

Messagepar zamorano » 27 Mars 2018 23:25

Bon, ça partait bien, avec des intentions, du rythme, et puis c'est retombé. Les Danois ont eu plusieurs belles occasions, une frappe d'Eriksen qu'Herrera sort, un cf sur le poteau, une tête qui passe de rien à côté (bien la peine de mettre deux tours en défense pour que l'attaquant se retrouve en duel aérien contre Medel). Les deux géants d'ailleurs, un peu plus de mal contre une équipe qui joue, quelques relances douteuses. Sur le côté, Díaz s'en est mieux sorti, mais on sent qu'il doit se forcer pour avoir un apport offensif correct. Le voir titulaire en défense centrale ne serait pas pour me déplaire, faudra voir ce qu'en fera Rueda.

Au milieu, entre el Tucu et Aránguiz, je prends le second comme accompagnateur de Vidal. Non qu'Hernández soit mauvais, mais il est moins rapide, moins bon défenseur, ne se projette pas si bien. A sa décharge, son jeu de tête. Medel n'a pas spécialement brillé pour son retour en 6, une ou deux fois il s'est reculé entre les centraux un peu à contretemps, laissant Eriksen libre (et se retrouvant à devoir livrer le duel pré-cité).

Devant, il manque l'élément de surprise à Sagal, il se retrouve à devoir se mettre sur son bon pied et perd du temps. Pour Sánchez, je cite Rueda : "Il doit se rendre compte qu'il a des compagnons sur lesquels s'appuyer." Peut-être qu'un petit retour, temporaire ou non, aux origines, à droite, ne lui ferait pas de mal. Déborder, centrer, combiner avec Isla, à l'ancienne pour se remettre les idées en place et ne plus s'enfermer dans sa diagonale depuis la gauche vers l'axe. Castillo, je dois avouer que j'aime beaucoup. Il offre une variante qu'on n'avait pas depuis Pinilla : un point d'appui pour les longs ballons. Plus sa capacité à frapper dans toutes les positions, des deux pieds. Et de la baston. Une stat du championnat mexicain, entendue il y a quelques jours : Castillo est deuxième au classement des fautes reçues, mais aussi commises. Par curiosité, j'aimerais le voir un jour associé à Vargas.

Ceci dit, il faudra travailler devant, offrir plus de solutions au porteur de balle, être plus vertical et ne pas laisser le temps aux adversaires de se replacer. Et plus agressifs au pressing. Revenir à ce qui a fait notre succès, quoi. Du pain sur la planche pour le profe Rueda.
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Re: Le Chili futur champion du monde

Messagepar zamorano » 31 Mars 2018 23:51

Retour aux affaires du championnat, réception d'une Católica qui venait d'enchaîner six victoires mais était sous la pression de la U qui venait de la rejoindre en haut du classement après une victoire contre Audax hier (étonnante récupération de la U, après plus d'une demi-année de néant footballistique). L'étonnant est que les deux entraîneurs ont changé leurs systèmes pour ce match. Beñat abandonnait sa défense à quatre et passait à trois, libérant le Chapita Fuenzalida et Cordero sur les côtés, tandis que Guede faisait l'inverse, revenant un an après aux quatre défenseurs et à un losange au milieu.

Ce qui donnait :
------------------- Orión
Opazo - Zaldivia - Insaurralde - Suazo
----------------- Carmona
--------- Baeza --------- Valdés
------------------ Valdivia
--------- Paredes ------ Rivero

En face, Llanos était en pointe, soutenu par Buonanotte, qui faisait un duo de nabots talentueux avec Diego Rojas en meneur de jeu. Même s'il a été très discret, content de voir enfin Rojas s'imposer à l'UC, après des prêts pas toujours très fructueux. Maintenant, si son équivalent colocolino Carvallo pouvait faire de même (toujours sur le banc, n'entre jamais)...

La première moitié du match a été largement contrôlé par les albos, emmenés par un Baeza de gala et un Valdés qui retrouvait quelque peu son niveau, quoique s'éteignant pendant de longues minutes. Pas de grandes occasions pourtant, mais plus de jeu que depuis le début de l'année. Une frappe déviée de Buonanotte s'écrasait sur la barre d'Orión, mais c'est Valdés qui ouvrait le score sur un pénalty plus que litigieux pour une main qui aurait dévié une mine du Pajarito.

La seconde mi-temps changeait totalement d'aspect, les blancs abandonnant le ballon et tentant de repartir en contre, profitant d'une Cato pas inspirée devant, à l'image du Chapa qui oubliait deux camarades seuls en retrait aux six mètres. Ce que ne faisait pas Baeza, mais Rivero, seul et avec tout le temps d'ajuster Dituro, envoyait le ballon en tribune (sur le plexi pour être plus exact). Paredes envoyait un coup-franc sur la barre, Andrés Vilches, passé des Albos aux Cruzados à l'intersaison, manquait le cadre de rien à la dernière minute.

1-0 qui permet de revenir à cinq points des deux premiers et de reprendre un peu de confiance avant de recevoir les Équatoriens de Delfín jeudi, où tout autre résultat qu'une victoire serait presque éliminatoire.
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Re: Le Chili futur champion du monde

Messagepar zamorano » 05 Avr 2018 14:34

Tiens, puisque le retourné est à la mode et qu'on parlait des noms des gestes techniques, pourquoi est qu'on l'appelle chilena en espagnol ?

La légende veut que le geste ait été inventé en 1914, à Talcahuano, par un... Basque. Bon, Ramón Unzaga vivait depuis l'enfance au Chili, et a même fini par représenter le pays. C'est lors du Sudamericano (l'ancêtre de la Copa América) de 1916 qu'il la popularise, la presse argentine la baptisant. Le plus curieux étant qu'il était défenseur et la réalisait pour dégager des ballons. Il a sa statue à Taclahuano :

Image

Le nom se serait popularisé en Espagne lors d'une tournée de Colo Colo en 1927, David Arellano en étant l’interprète. Tournée funeste, puisque Arellano, capitaine et fondateur du club deux ans plus tôt, y trouve la mort, à 24 ans, à cause d'une péritonite occasionnée lors d'un choc dans une rencontre face à Valladolid. En son honneur, l'écusson du club est depuis surmonté d'une bande noire.

Revenant à la chilena, les Péruviens clament que le premier retourné daterait de la fin du XIXe à Callao, et la nomment donc chalaca, du gentilé local.

Continuant sur Arellano, l'histoire veut que la fondation de Colo Colo se soit faite à la suite du Sudamericano de 1924, à Montevideo.
Arellano, sélectionné avec la Roja, enchaîne trois lourdes défaites contre les trois autres participants, Argentine, Uruguay et Paraguay. Il observe la différence d'approche avec les pays et clubs rioplatenses, où le football est déjà nettement plus professionnel, avec des entraînements réguliers, des actions préparées et des joueurs payés, ce qui leur permettait de consacrer plus de temps au foot. Revenant au bercail, il tente d'introduire ces pratiques dans son club, Magallanes, à l'époque le plus important du pays. Sans succès.
Lors d'une ultime réunion avec les dirigeants au bar el Quitapenas, la bande des frères Arellano claque la porte, lançant un "Vamonos Quiñones" à un retardataire, phrase d'une banalité absolue qui deviendra pourtant iconique, et partent fonder un nouveau club. Quiñones dessinera le premier maillot de l'équipe en suivant les demandes d'Arellano.
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Re: Le Chili futur champion du monde

Messagepar zamorano » 06 Avr 2018 1:27

Quelle honte ce match contre Delfin, perdre 0-2 à la maison contre une équipe super limitée, sans son attaquant vedette etqui s'est juste contentée de bien défendre et de profiter d'un ou deux coups devant. Déjà, quand Guede commence en alignant Valdés, qui fait la saison de trop, à gauche, tu sais que ça part mal.

------------------------ Orión
---- Zaldivia --- Insaurralde --- Barroso
Opazo --- Carmona --- Baeza ---- Valdés
--------------------- Valdivia
-------------- Rivero ----- Paredes

Étant incapable de tenir le rythme du couloir (il réussit pourtant à mettre un centre sur la tête de Paredes, poteau), il se replace au centre, où il est tout aussi inutile. Personne à gauche, Opazo comme seul alternative dans le jeu vu que les autres attendent dos au but. En seconde mi-temps, BArroso sort, Baeza passe en défense, Pinares entre au milieu. Toujours personne à gauche, toujours des plots devant. Quand à 0-1 Guede sort enfin Valdés et fait entrer Suazo, l'équipe retrouve un poil de dynamisme, ou plutôt se rend compte qu'on peut attaquer sur le côté gauche. Paredes vendange, Rivero itou, et surtout, jamais on n'a vu un seul attaquant faire un bon appel pour Valdivia ou Pinares, tous immobiles dos au but avec un défenseur sur le râble.

Match honteux, l'impression que l'équipe régresse depuis le début de saison, une onzième année sans passer les poules qui se profile. J'ai longtemps soutenu Guede, mais ça devient vraiment compliqué. Quand il est arrivé, on pensait Palestino, pression haute, défense kamikaze, transition rapide, mouvement. Là il nous fait du mauvais Coto Sierra, lent, pas d'appels, grands ballons et centres désespérés. Pas l'impression que quelqu'un dans le vestiaire remette en cause un Valdés à la rue ou demande à Zaldivia de s'acheter un cerveau. Je suis pourtant convaincu qu'il y a quelque chose à faire avec cet effectif. Pas gagner la Libertadores, mais au moins faire plaisir au public en offrant un spectacle agréable.

J'en suis presque à regretter qu'il n'ait pas démissionné ce soir, parce que c'était vraiment le genre de match pour être dégouté au point de tout envoyer chier. :smt022
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